Groupement des forces mobiles du Levant
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Le groupement des forces mobiles du Levant (GFML) est une grande unité de l'Armée de terre française. Créé en octobre 1939, il regroupe les meilleures forces de l'armée du Levant. Il est dissous en .
| Groupement des forces mobiles du Levant | |
Schéma de l'insigne du groupement des forces mobiles du Levant. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Corps d'armée |
| Garnison | Syrie et Liban |
| Ancienne dénomination | Corps d'armée L |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Commandant | général Charles Massiet |
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
Commandant
Historique
Le GFML est créé le sous le nom de corps d'armée L. Rattaché au théâtre d'opérations de la Méditerranée orientale, il forme l'embryon d'un corps expéditionnaire capable de participer à des opérations en Grèce ou en Mer Noire. Il est renommé groupement des forces mobiles du Levant le [2].
Le groupement souffre de sa composition disparate, avec des troupes de l'Armée du Levant, des troupes de l'Armée d'Afrique, des réservistes, des spécialistes (chars, génie) venus de métropole et des volontaires étrangers[3].
Le GFML est censé convaincre les États des Balkans (notamment la Grèce, la Yougoslavie et la Roumanie) de rejoindre la lutte contre le Troisième Reich en promettant l'envoi rapide de divisions françaises sur leurs territoires. Cet espoir se révèle illusoire à la cause de la faiblesse des moyens français qui laisseraient isolés les États souhaitant déclarer la guerre à l'Allemagne. De plus, la traversée des montagnes après un débarquement à Thessalonique (Grèce) ou un transfert à travers l'Anatolie turque se révèlent des hypothèses compliquées par le manque de développement des routes et chemins de fer locaux[3],[4].
Mi-mai, le TOMO considère une invasion, conjointe avec la Turquie et le Royaume-Uni, du Dodécanèse italien en cas d'attaque italienne mais ce projet ne sera pas mis en œuvre lorsque l'Italie envahira la France[4]. In fine, la seule opération « extérieure » du GFML sera l'envoi d'un bataillon du 24e régiment mixte d'infanterie coloniale (191e DI) à la colonie britannique de Chypre[3],[4].
Après l'armistice du 22 juin 1940, le GFML reste globalement fidèle au nouveau régime de Vichy[3] et est dissous en septembre 1940[1].
Composition
La composition du GFML est la suivante[2] :
- Grandes unités :
- Groupe de bataillons de chars no 523 (formé en janvier 1940)
- 63e bataillon de chars de combat
- 68e bataillon de chars de combat (arrive en novembre[5])
- Artillerie :
- 352e régiment d'artillerie lourde (formé en mai 1940)
- Xe et XIe groupes du 143e régiment d'artillerie lourde (arrivent en décembre 1939[6])
- Xe groupe du 355e régiment d'artillerie (arrive en mai 1940[6])
- Parc d'artillerie 190
- 421e groupe autonome de défense contre-aéronefs
- XIIIe groupe du 404e régiment d'artillerie de DCA (arrive en mars 1940)
- 352e régiment d'artillerie lourde (formé en mai 1940)
- Transmissions :
- Compagnie télégraphique 780/81
- Compagnie radio 790/82
- Train :
- Groupe de transport 3/15 (type léger)
- Compagnies hippomobiles de quartier-général 299/15 et 599/15
- Compagnie automobile de quartier-général 499/15
- Service de santé :
- Groupe sanitaire 190
- Ambulance chirurgicale 85
- Ambulance chirurgicale légère 273
- Section d'hygiène, lavage et désinfection 184
- Hôpital d'évacuation 18
- Détachements de commis d'ouvriers et d'administration 601, 602 et 603
Insigne
Un projet d'insigne du GFML est dessiné par le général Massiet lui-même et représente Saint Georges terrassant le dragon. Le cimier de saint Georges et la langue du dragon sont émaillés en rouge. Georges de Lydda est un saint oriental et le patron de la cavalerie française tandis que le dragon symbolise le nazisme[1].
Contactée en novembre 1939, la maison Drago Paris propose d'ajouter en fond un écu orange à la croix blanche, bordé de bleu. La croix blanche fait référence à la troisième croisade[1].
L'insigne est commandé en 500 exemplaires : 300 en décembre 1939 et 200 en avril 1940[1].
La matrice de cet insigne sera repris en 1945 par le groupement de cavalerie mécanique du Levant[1].