Grylle

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Un grylle (détail du Jugement dernier de Munich, dû à un suiveur de Jérôme Bosch).

Dans l'art antique, les grylles (ou grylloi, ou gryllos) sont des figures grotesques ou monstrueuses représentées sur divers supports.

Dans l'art antique, les grylles étaient des créatures grotesques ou burlesques, de plusieurs types, selon les auteurs et les sources. Même si le terme est d'origine grecque, ces motifs se retrouvent aussi bien dans les cultures orientales (scythe, perse, égyptienne) qu'occidentales (grecque, étrusque, puis romaine).

L'historien de l'art Jurgis Baltrušaitis en a recensé plusieurs types[1],[2]. On peut notamment citer :

  • des personnages humanoïdes fortement déformés (membres absents ou surdimensionnés) : blemmyes (humanoïdes sans tête dont le visage est intégré à la poitrine), sciapodes (êtres munis d'une seule jambe), etc.
  • des monstres formés par la combinaison de deux ou plusieurs têtes humaines[3], dont les trifrons,
  • des créatures hybrides, mi-humaines, mi-animales[4] : cynocéphales, etc.,
  • des assemblages de plusieurs animaux, pouvant rappeler les chimères, mais où le grotesque l'emporte sur l'aspect épique ou terrifiant.

Ces figures pouvaient être représentées sur tous types de supports : pièces de monnaie, sculptures, peintures murales, mosaïques, mais étaient particulièrement courantes gravées sur des pierres précieuses[5], en intaille ou en camée. Dans l'Antiquité romaine, cette dernière forme constituait fréquemment des amulettes de protection[6]. Cette association entre le support et le motif d'un grylle est devenue si courante qu'en glyptique, on a désigné par « grylle » (au féminin) ce type de pierre fine gravée[2].

Moyen Âge

Étymologie

Voir aussi

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