Grève à Sherwood Medical (1992–1993)
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La grève à Sherwood Medical à Petit-Rechain (Verviers, Belgique) est un conflit social qui s’est déroulé entre 1992 et 1993, impliquant les employés de Sherwood Medical et Sherwood Benelux, spécialisés dans la fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire. Cette grève est régulièrement valorisée par le Parti du Travail de Belgique et par son président Raoul Hedebouw, tandis que la participation réelle des employés était limitée et que certains ont eu recours à des stratégies de contournement.
En , Sherwood Medical signe un contrat avec Scimed Life Systems, une entreprise américaine spécialisée dans l’angioplastie coronaire. Ce contrat entraîne un redéploiement de l’activité industrielle sur le site de Petit-Rechain, mais provoque également des restructurations ayant un impact sur l’emploi local[1].
Déroulement de la grève
À l’automne 1992, des tensions sociales s’accentuent dans l’usine, entraînant une grève des salariés visant à protester contre les licenciements et la gestion de la reprise industrielle[2],[3]. D’après le journal régional « La Meuse - Verviers », le mouvement de grève, lancé pour protester contre le licenciement annoncé de quatre déléguées syndicales, avait été suivi par environ 10 % du personnel[4]. Cette faible mobilisation se traduisait notamment par un effort des travailleurs de Sherwood Medical de se parler dans les dialectes régionaux (wallon et plattdütsch) afin d’éviter d’être compris par les activistes politico-syndicales, d’origine flamande.
Cette action syndicale était portée par trois militantes flamandes du TPO venues s’installer dans la province de Liège pour construire le PTB et qui avaient réussi à s’implanter dans l’usine : Paula Hertogen, déléguée syndicale CSC licenciée à la suite de la grève; Cathy (Catharina) Craen, déléguée FGTB, employée à Sherwood et impliquée dans la protestation; et Godelieve Vandamme, mentionnée comme employée et militante.
En , Paula Hertogen installe avec Cathy Craen un campement de protestation devant l’usine, durant environ six semaines en plein hiver, pour réclamer sa réintégration. Cette action attire l’attention médiatique et devient un symbole local de la lutte ouvrière[5]. Après leur licenciement, Hertogen et Craen ont été employées par le PTB au sein de Médecine pour le Peuple , et elles ont occupé des mandats politique pour le PTB, Hertogen comme conseillère CPAS à Herstal et membre de la Société régionale du logement de Herstal, Craen comme conseillère provinciale en province de Liège[6],[7].
