Grégory Renard

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Grégory Renard
Grégory Renard en 2015
Biographie
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Distinction

Grégory Renard, né le à Mouscron[1],[2], est un informaticien et entrepreneur américain d'origine belge. Il est l'un des pionniers de l'intelligence artificielle appliquée dans le domaine du traitement automatique des langages naturels, des agents conversationnels, et de l'éthique.

Mathématicien de formation, Grégory Renard travaille depuis les années 90 dans le secteur de l’intelligence artificielle, en se concentrant sur l'interprétation du langage et l’interaction humain-machine[3],[4].

En 2003, il cofonde la société Wygwam à Euratechnologies - Lille avec Grégoire Malvoisin[5], spécialisée dans les services informatiques liés aux produits Microsoft et le développement de logiciel[6],[7].

En 2006, la société inaugure son centre de recherche et d'innovation nommé xBrainLab, dont Renard est le co-dirigeant[8].

En 2011, le laboratoire se détache de Wygwam et devient sa propre entité sous le nom de xBrain, une société spécialisée dans l’IA conversationnelle[9]. Grégory Renard y occupe le rôle de Chief AI Officer jusqu’en 2021[10].

En 2012, xBrain lance, durant les Techdays de Microsoft[11], ses deux premiers modèles d'assistants conversationnels intelligents: Angie, un modèle personnel grand public et son homologue Sophie, adapté à l'usage professionnel[12].

En 2016, xBrain adapte ses modèles d’agent conversationnel aux véhicules motorisés[13],[14].

La même année, Grégory Renard rejoint le comité technique du Frontier Development Lab (FDL), un programme de recherche du SETI Institute et la NASA, en partenariat avec Google et NVIDIA, dont la recherche se concentre sur l'application des capacités de l’intelligence artificielle au domaine de l’exploration de l’espace[15],[16]. Son travail technique lui permet de décrocher le NASA - SETI - FDL Award of Merit en 2022.

De 2016 à 2018, Grégory Renard est un acteur majeur dans l’élaboration de la stratégie nationale en intelligence artificielle de la France[17]. Il est l’un des co-initiateurs de la campagne AI for Humanity[18] (ou AI4Humanity) qui accompagne la mission Villani.

Le 29 Mars 2018, il intervient au Sommet Sur L'Intelligence Artificielle au Collège de France, dans une discussion aux côtés de Fei-Fei Li et Marie-Paule Cani[19],[20], et figure sur la liste des 15 invités privilégiés d’Emmanuel Macron pour un dîner à l’Elysée en marge de ce sommet[21].

Dès 2019, Grégory Renard soutien l'initiative AI4Belgium[22],[23], œuvrant pour la mise en œuvre d’une stratégie nationale en intelligence artificielle belge.

L'Éthique dans l’intelligence artificielle

Depuis 2016, Grégory Renard défend publiquement une approche éthique et responsable de l’intelligence artificielle qu’il nomme "Everyone.AI", considérant que toute avancée technologique doit rester centrée sur et au service de l’humain[24],[25].

En 2018, il co-publie, avec Aurélie Jean et Stephane Dadian, le serment Holberton-Turing (The Holberton-Turing Oath) qui a pour mission de rappeler l’importance de l'éthique et de régulations dans le cadre du développement présent et futur de l’IA [3].

En 2020, Grégory Renard contribue à la création du laboratoire de recherche Solidarity and Strife: Democracies in Time of Pandemic au sein du département Social Science Matrix de l’Université de Californie à Berkeley[26]. Dans le cadre des recherches de ce laboratoire, il développe une méthodologie basé sur le traitement automatique des languages pour analyser et comprendre l'intention de messages publiés sur les réseaux sociaux.

En 2024, "Everyone.AI" prend la forme concrète d'une organisation à but non-lucratif, cofondée par Grégory Renard, Anne-Sophie Seret, Celine Malvoisin, et Mathilde Cerioli. Elle a pour mission d’anticiper et d’encadrer à la fois les risques et les opportunités liés à l’intelligence artificielle dans l’éducation et le développement des enfants — à l’image des ceintures de sécurité dans le secteur automobile[27]. L'organisation publie son rapport "The Future of Child Development in the AI Era." (Le Futur du Développement de l'Enfant dans l'Ere de l'IA) le 29 Mai 2024[28].

Prise de position

Sur l'encadrement du développement de l'IA

Le , une lettre ouverte publié par le Future of Life Institute et signée par plus d'un millier d'experts, dont Elon Musk[29] et Steve Wozniak[30], appelle les laboratoires de recherches du secteur « à stopper immédiatement le développement des IA plus puissantes que GPT-4 pour une durée d'au moins 6 mois» afin de déterminer un cadre de sécurité précis autour du développement de nouveaux modèles d'IA avancés.

Dans un entretien donné à France Inter le , Grégory Renard souligne que la recherche en intelligence artificielle doit rester libre, tout en rappelant que sa mise en production doit être encadrée par une régulation juste et non punitive, fondée sur des principes éthiques solides et une éducation de la population[3].

« Que ce soit l’électricité, la roue, le feu... en définitive ces technologies [majeures historiques] ont toujours une démarche de dualités […]. Il y a beaucoup de questions qui se posent sur « comment on va utiliser ça pour le bien, et pour le moins bien ». Ce qui est important c’est d’éduquer les gens, de leur expliquer. […] Il faut que la recherche continue, pour l’ensemble. Par contre, il faut qu’on régule la productisation: le fait de créer des produits avec ces technologies. »[3]

 Grégory Renard

Distinctions

  • 2022: NASA - SETI - FDL Award of Merit 2022 - Applied AI for Space and Earth Science[15]

Publications

Notes et références

Liens externes

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