Guerre algéro-tunisienne de 1756
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Victoire algérienne et des alliés tunisiens :
- Mohamed Rachid Bey proclamé bey de Tunis
- Engagement du bey à payer un tribut (huile pour éclairer les mosquées algériennes)
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Régence de Tunis |
| Casus belli | Restauration de la dynastie des Husseinites |
| Issue |
Victoire algérienne et des alliés tunisiens :
|
| Ali Ier Pacha ✝ Sidi Mohamed Bey ✝ Pons-François de Rosset de Rocozel |
Hussein Bey Zereg-Aïnou Mohamed Rachid Bey Ali Bey |
Forces tunisiennes (14 000 soldats) :
Forces de l'ordre de Malte :
|
Forces algériennes (8 000 soldats) : |
| Inconnu | Inconnu |
Batailles
Bataille du Kef
Prise de Béja
Siège de Tunis
La guerre algéro-tunisienne de 1756 est un conflit qui oppose, d' au , la régence d'Alger sous le règne de Baba Ali Bou Sebaa et la régence de Tunis sous le règne d'Ali Ier Pacha.
Ali Ier Pacha, bey de Tunis installé par les Algériens en 1735 s'abat, après 1740, sur ses opposants et les potentiels concurrents à la succession d'Hussein Ier Bey. Deux princes tunisiens, Mohamed Rachid et Ali Bey, s'exilent à Alger, où ils demandent au dey d'Alger, Baba Ali Bou Sebaa, de les aider à restaurer le descendant légitime de la dynastie des Husseinites. Ce dernier accepte et délègue la mission au bey de Constantine, Hussein Bey Zereg-Aïnou.
Déroulement
Dès , les relations algéro-tunisiennes deviennent tendues. Hussein Bey Zereg-Aïnou, bey de Constantine, envoie deux de ses principaux officiers au Bardo ; les demandes faites par ses officiers sont telles que, dès leur départ huit jours après qu'ils soient arrivés, les Tunisiens ne parlent plus que de préparations de guerre. En novembre, les armées sont levées et les forts approvisionnés. En décembre, des retranchements sont creusés en dehors de Tunis. Ali Pacha et son fils Sidi Mohamed partent avec 1 200 hommes au camp d'hiver, l'un d'entre eux se rendant au Jérid où les Arabes d'Alger commencent déjà à faire des incursions[1]. L'armée algérienne marche sur la forteresse du Kef le , et y pénètre après un siège de treize jours[2]. Après avoir soumis Béja, l'armée se dirige vers Tunis et s'emparent de la ville après un siège de deux mois, le [3] ou dans la nuit du , et la livrent au pillage avec les soldats de la milice tunisienne.
