Guerre de libération (1989-1990)

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Date
(1 an et 7 mois)
Lieu Beyrouth et environs, Liban.
Issue Victoire de la Syrie et de ses alliés libanais. Fin de la guerre civile libanaise.
Guerre de libération
Informations générales
Date
(1 an et 7 mois)
Lieu Beyrouth et environs, Liban.
Issue Victoire de la Syrie et de ses alliés libanais. Fin de la guerre civile libanaise.
Belligérants
Drapeau du Liban Faction aouniste de l'armée libanaise
Soutien:
Irak
Forces armées arabes syriennes
Drapeau du Liban Faction pro-Hraoui de l'armée libanaise
Forces libanaises – Commandement Exécutif
Forces libanaises
Commandants
Drapeau du Liban Michel Aoun
Drapeau du Liban Issam Abou Jamra
Drapeau du Liban Edgar Maalouf
Saddam Hussein
Hafez el-Assad
Drapeau du Liban Elias Hraoui
Drapeau du Liban Salim el-Hoss
Drapeau du Liban Émile Lahoud
Drapeau du Liban Élie Hayek
Drapeau du Liban René Moawad
Elie Hobeika
Samir Geagea
Boutros Khawand
Hanna Atik

Guerre du Liban

La Guerre de libération (arabe : حرب التحرير) représente un sous-conflit majeur dans le cadre de la phase finale de la guerre civile libanaise (1975-1990). Ce conflit particulier se déroule entre 1989 et 1990 et se caractérise par une lutte pour le contrôle de l'État libanais entre trois factions opposées, soutenues respectivement par la Syrie et des acteurs politiques libanais.

Ce sous-conflit est caractérisé par une lutte entre ce qui reste d'une armée libanaise fidèle au général Michel Aoun - chrétien nommé premier ministre par le président sortant Amine Gemayel et dont le siège est à Beyrouth-Est -, les forces libanaises - une milice chrétienne basée à Beyrouth-Ouest, résistant aussi à la présence syrienne, mais qui s'était rallié aux accords de Taëf -, ainsi que l’armée libanaise fidèle au président Elias Hraoui et au Premier ministre Selim Hoss, soutenus par la Syrie - qui avait pris ses quartiers à Beyrouth-Ouest - et qui ont été désignés à la suite de l'accord de Taëf de 1989. Cet accord visait à rétablir un équilibre politique entre les différentes communautés confessionnelles libanaises et à mettre fin aux hostilités.

Aoun, fermement opposé à l'influence syrienne au Liban, refuse de reconnaître l'accord de Taëf, qui entérine la présence syrienne sur le territoire libanais. Il lance alors plusieurs offensives contre les Forces libanaises - dans un conflit fratricide qui divise la communauté chrétienne du pays - pour tenter de contrôler totalement Beyrouth-Est et d’imposer son autorité sur l'ensemble du Liban.

La situation atteint son paroxysme le , lorsque l'armée syrienne, appuyée par des milices pro-syriennes et des troupes libanaises fidèles à l'accord de Taëf, lance une offensive violente contre les bastions du général Aoun. Le palais présidentiel de Baabda, situé au sud-est de Beyrouth, ainsi que d’autres positions stratégiques occupées par les troupes d’Aoun, sont prises d'assaut et bombardés.

Cet assaut précipite la chute des dernières résistances à l'influence syrienne au Liban. Après avoir perdu ses principaux bastions, Aoun est contraint de se s'exfiltrer à l'ambassade de France à Beyrouth avant de s'exiler en France. Cette défaite met un terme à la guerre de libération et marque la fin effective de la guerre civile libanaise.

La chute du général Aoun met fin à la phase la plus intense du conflit libanais et ouvre la voie à une domination politique et militaire syrienne au Liban, qui durera jusqu'en 2005. Avec la fin de la résistance d'Aoun, et de l'arrêt de sa lutte fratricide, la réconciliation nationale devient plus complexe, la communauté chrétienne est divisée et les tensions entre les différentes factions confessionnelles et politiques sont accentués.

La guerre civile libanaise a commencé en 1975 et, en 1976, la Syrie a commencé à occuper certaines parties du Liban. En 1989, diverses factions libanaises ont signé l'accord de Taëf pour tenter de mettre fin à la guerre civile, mais Michel Aoun s'est opposé à l'accord, car il ne prévoyait pas de date limite pour le retrait des troupes syriennes[1].

À Beyrouth-Est, le gouvernement provisoire d'Aoun était composé de lui-même (Premier ministre), du colonel Issam Abou Jamra (grec orthodoxe) et du général de brigade Edgar Maalouf (grec catholique). Le décret du président Gemayel, signé 15 minutes avant l'expiration de son mandat, le , incluait également trois ministres musulmans (sunnite, chiite, druze), mais tous trois rejetèrent les postes et démissionnèrent immédiatement. Malgré cela, Aoun a insisté sur le fait qu’il était le Premier ministre légal[2].

À Beyrouth-Ouest, le gouvernement de Hrawi était constitué d'un cabinet divisé à parts égales entre chrétiens et musulmans, avec Selim Hoss comme Premier ministre. Le commandant en chef de l'armée, le général Émile Lahoud , avait été nommé le . En , le cabinet a choisi le général Elie Hayek comme commandant de la région du Mont-Liban.

Les Forces Libanaises (FL) - dirigées par Samir Geagea - avaient leur quartier général à La Quarantaine (directement à la frontière d'Achrafieh à l'est) et contrôlaient Beyrouth-Est, la côte du Metn et Baabda. Ils détenaient des districts entiers (cazas) de Keserwan, Jbeil, Batroun, Koura, Bcharri et une partie de Zgharta.

Commencement des hostilités

Conséquences

Références

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