Guerre de succession de Looz

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Date 1336 – 1366
Issue Victoire liégeoise
Guerre de succession de Looz
Description de cette image, également commentée ci-après
Pays-Bas méridionaux vers 1250. Comté de Looz (en jaune) et comté de Chiny (en bleu) disparus de la carte après la guerre de succession de Looz.
Informations générales
Date 1336 – 1366
Lieu Comté de Looz
Casus belli Décès de Louis IV de Looz
Issue Victoire liégeoise
Changements territoriaux

Incorporation du comté de Looz à la principauté de Liège

comté de Chiny au duché de Luxembourg
Belligérants
Comté de Looz

soutenu par :

Duché de Brabant (jusqu'en 1363)
Principauté de Liège
Commandants
Thierry de Heinsberg

Arnoul de Rumigny

Godefroy de Heinsberg
Adolphe de La Marck

Engelbert III de La Marck

Jean d'Arckel

Guerres Liège-Brabant

La guerre de succession de Looz est le nom d'une guerre de succession faisant suite à la mort sans héritier du comte Louis IV de Looz, le . Dans un premier temps, le comté de Looz a pu maintenir son indépendance par rapport à la principauté de Liège, mais après la vente du comté de Chiny, au duché de Luxembourg en 1364 pour couvrir les frais de guerres et l'annexion du comté de Looz par la principauté de Liège en 1366 marque la fin de la guerre.

La paix régnant entre 1346 et 1361, on parle de guerres de succession de Looz au pluriel ou guerre de succession de Looz au singulier avec deux "périodes"[1].

Thierry de Heinsberg, fils de la sœur de Louis IV de Looz[1], revendique le titre de comte de Looz et s'empare du comté avec l'appui de Jean III de Brabant. Alors qu'avant sa mort, Louis l'avait désigné comme successeur[1], le chapitre de Saint-Lambert de la cathédrale de Liège, dont Looz est un fief, refuse de le nommer. Le chapitre cathédral s'appuie sur une décision de la Diète d'Empire de Francfort (), selon laquelle tous les fiefs d'une Église retournent en leur possession si le vassal meurt sans enfant[1]. En outre, selon le chapitre, Looz étant un fief selon une vieille coutume allemande, Thierry ne serait pas autorisé à obtenir l'héritage de son oncle par l'intermédiaire de sa mère. Le chapitre engagea 40 000 florins pour la capture de Looz et demanda et reçut le soutien du pape d'Avignon, Benoît XII[1]. Les villes liégeoises soutenait la revendication du chapitre, mais les nobles liégeois préféraient une autre habitude héréditaire selon laquelle les sœurs et les fils peuvent hériter de fiefs[1]. Le prince-évêque de Liège Adolphe de La Marck, beau-frère de Thierry, ne souhaitait pas entré en conflit avec sa propre famille et écarta les exigences du chapitre[1].

Alors que le pape presse le prince-évêque de rencontrer les exigences de l'Église, Thierry est nommé comte de Looz par Louis IV du Saint-Empire le . Alors qu'Adolphe occupe Colmont, acte plus symbolique que stratégique, il reçoit le un rappel papal sur l'annexion totale de Looz. Dès que Thierry apprend les volontés de l'Église de Liège, il se retourne le vers l'ennemi de la principauté de Liège, le Brabant. Il conclut une alliance militaire avec le duc Jean III de Brabant, dans laquelle ils décident de se soutenir mutuellement si l'un d'entre eux est attaqué, en particulier par Liège[1].

Ainsi, Thierry est uniquement comte grâce au soutien du duc de Brabant et de l'empereur; à Chiny, il est le maître incontesté.

La mort de l'évêque ne met pas fin à la possession du comté de Looz par les Heinsberg, car c'est le neveu d'Adolphe, Engelbert III de La Marck qui lui succède comme prince-évêque de Liège. Ce dernier relève Thierry de l'excommunication prononcée contre lui, et lui permet de rester à la tête du comté de Looz, jusqu'à sa mort, survenue en 1361.

Godefroy de Looz de Heinsberg, fils unique de Thierry est tué en 1342; la succession est donc de nouveau incertaine.

Deuxième période (1361-1366)

Notes et références

Bibliographie

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