Guerre perpétuelle
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Une guerre perpétuelle ou guerre sans fin est un état durable de guerre n'ayant aucune condition claire qui mènerait à sa conclusion. Ces guerres sont généralement des situations de tension continue pouvant s'intensifier à n'importe quel instant, similaire à la guerre froide. À partir de la fin du XXe siècle, les concepts ont été utilisés afin de critiquer les interventions des forces armées des États-Unis dans les nations étrangères ainsi que le complexe militaro-industriel comme la guerre du Vietnam et la guerre d'Afghanistan, ou des guerres ayant des ennemis ambigus telles que la guerre contre le terrorisme ou la guerre contre les drogues.
Une mauvaise planification militaire est l'une des raisons majeures qu'une guerre perpétuelle peut se produire. Si le territoire conquis dans une guerre n'est pas correctement occupé ou contrôlé, cela peut permettre à une insurrection meurtrière de se présenter, potentiellement s'étendre vers un conflit qui ne finit jamais[1]. De la même façon, une guerre irrégulière, tel que les révoltes en Afrique, n'a pas d'objectifs militaires prédéfinis, généralement puisque ces groupes rebelles ont l'intention de commettre des crimes de guerre contre la population civile. Par conséquent, le manque d'objectifs militaires réels peut en lui-même être une raison qu'une guerre perpétuelle se produise. Un budget de défense très important peut également être un facteur dans la transpiration d'une guerre perpétuelle[2]. En 2018, les États-Unis disposent d'un budget militaire ajusté à l'inflation supérieur à leur budget pour la seconde guerre mondiale, ce qui leur permettent de combattre continuellement en Irak ainsi que dans d'autres pays[2].
Les guerres civiles sont sujettes au pat militaire, ce qui peut prolonger la guerre indéfiniment[3]. Un manque de démocratie s'associe avec un risque accru de guerre civile[3].
Les guerres perpétuelles peuvent se présenter dans le but de maintenir le flux monétaire au sein des institutions, tel que le complexe militaro-industriel (CMI)[2]. Ainsi, les guerres perpétuelles peuvent servir de moteurs politiques internes, les décideurs politiques promouvant des politiques de guerre continue et d'expansion[4].
Les guerres perpétuelles peuvent être bénéfiques aux petits groupes armés, qui peuvent atteindre des objectifs politiques en épuisant un groupe ou un pays plus important. Par exemple, à la suite des attentats du 11 septembre 2001 ainsi que le commencement de la guerre contre le terrorisme, Al-Qaïda avait l'intention d'impliquer les États-Unis dans une guerre de guérilla prolongée en Afghanistan, défiant leur volonté de combattre une telle guerre longue.
Des guerres entre des groupes ethniques ou idéologiques peuvent devenir des guerres perpétuelles, car de telles guerres sont plus difficiles à terminer par un accord de paix négocié en raison des différents intérêts des deux camps[3]. Un obstacle supplémentaire peut survenir dans le cas de guerres religieuses si l'un ou les deux partis estiment que l'autre doit être détruit[3].
Actualités
Il existe des exemples actuels de guerre littéralement perpétuelle, tel que le conflit armé birman ainsi que le conflit israélo-palestinien, qui se poursuivent depuis plus de 75 ans. Ces conflits sont typiquement caractérisés par de longues périodes de conflit de faible intensité entrecoupés de plus courtes périodes de combat intense. Dans un sens moins littéral, le terme a été appliqué aux superpuissances qui se livrent à des activités militaires hostiles constantes à travers le monde. Comme leurs armées sont toujours engagées dans le combat, il pourrait être dit que ces pays sont dans un état de guerre perpétuelle, même si ce n'est pas nécessairement une expérience que leurs citoyens vivent au quotidien. En particulier, on a beaucoup écrit sur les activités des États-Unis.
Le concept d'une guerre perpétuelle a été utilisé depuis l'opposition à la guerre du Vietnam. James Pinckney Harrison affirme dans The Endless War: Fifty Years of Struggle in Vietnam (« La guerre sans fin : cinquante ans de lutte au Vietnam ») paru en 1981 que la guerre du Vietnam était « sans fin » en raison du succès de la révolution communiste en nationalisant le peuple[5],[6]. Le terme a été utilisé par Trần Văn Đôn, un général de l'Armée de terre de la république du Vietnam, dans son livre Our Endless War: Inside Vietnam (« Notre guerre sans fin : au cœur du Vietnam ») paru en 1978.
L'historien américain James Chace affirme dans son ouvrage Endless War: How we got involved in Central America (« Guerre sans fin : comment nous nous sommes impliqués en Amérique centrale ») paru en 1983 que la politique américaine en Amérique centrale est basée sur l'hypothèse selon laquelle l'hégémonie américaine est menacée au sein de la région. Selon Chace, l'implication des États-Unis en Amérique centrale visait à résister à l'effet domino de l'expansion d'une « prise de pouvoir communiste », principalement en établissant la crédibilité de l'armée américaine[7]. Bien que ces politiques aient été conçues pour dissuader les conflits, elles ont elles-mêmes créé les conditions de l'instabilité dans la région, ce qui a favorisé une riposte américaine. Cela a engendré une boucle auto-entretenue, ou « sans fin ». Il soutient en outre que l'investissement américain dans le renforcement de sa présence militaire en Amérique centrale témoigne d'une préparation sans fin à la guerre[8].
Un argument clé de Chace est qu'une grande partie de cette implication militaire découle d'une logique de paranoïa américaine en réaction à la révolution cubaine. Un argument similaire est mis en avant par David Keen, économiste politique et professeur de situations d'urgence complexes à la London School of Economics. Son ouvrage Endless War? Hidden Function of the 'War on Terror' (« Guerre sans fin ? Fonction cachée de la « guerre contre le terrorisme » ») paru en 2006 affirme que les stratégies et tactiques des États-Unis dans la guerre contre le terrorisme utilisent un « cadre étatique militariste ». Ce cadre, bien que « contre-productif », possède une « logique interne » et une « fonction psychologique » de réponse au traumatisme psychologique des attentats du 11 septembre 2001[9],[10].
Noam Chomsky postule qu'un état de guerre perpétuelle est une aide apportée aux membres influents des classes politiques et économiques dominantes (et promue par eux), contribuant à maintenir leurs positions de supériorité économique et politique.
Le journaliste britannique Robert Fisk, un critique des politiques occidentales au Moyen-Orient, affirme que les récents conflits occidentaux contre le Moyen-Orient, après la fin de la guerre froide, ont fait partie d'une nouvelle guerre perpétuelle. Il insinue que l'ancien président américain George H. W. Bush lança des attaques en Irak, au Soudan, ainsi qu'en Afghanistan afin de distraire la population de ses problèmes politiques intérieurs. De plus, il affirme que malgré des affirmations victorieuses après la première guerre du Golfe selon lesquelles Saddam Hussein avait été « neutralisé », il fut de nouveau la cible des attaques occidentales jusqu'à son exécution en 2006.
De la même façon, Ted Koppel décrit la guerre contre le terrorisme comme « La guerre des enfants de nos enfants ». Les critiques des politiques occidentales ont utilisé le terme « guerre perpétuelle » en référence aux métaphores de la guerre, comme la guerre contre les drogues, la guerre contre la pauvreté, la guerre contre le cancer, la guerre contre la classe moyenne de Lou Dobbs, la guerre contre le terrorisme, la guerre contre les femmes, ou la guerre contre Noël de Bill O'Reilly[11].
En socio-économie et en politique
La structure économique du Ve siècle avant notre ère d'Athènes dirigée par la Ligue de Délos présente également des similitudes avec les répercussions économiques de la préparation à la guerre perpétuelle. Les aspects d'un quelconque empire donné, tel que l'Empire britannique ainsi que ses relations avec ses entreprises nationales qui étaient détenues par une minorité riche d'individus, comme la Compagnie britannique des Indes orientales, la Compagnie de la Baie d'Hudson, et De Beers, manifestent une relation observée entre une minorité d'individus influençant une politique d'empire ou d'État, tel que la guerre de Child en Inde, les guerres de Mysore en Inde, les conflits anglo-français dans la baie d'Hudson au Canada, ainsi que la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud, suivent un modèle selon lequel l'Empire alloue des ressources à la mise en œuvre et au maintien de politiques qui profitent financièrement aux propriétaires d'entreprises nationales de l'Empire.
Complexe militaro-industriel
L'idée que l'action militaire peut être vu comme une forme de création de marché remonte au moins jusqu'aux discours débutant en 1930 avant la publication de La guerre est un racket en 1935. Le 16 janvier 1961, le président Eisenhower délivre son discours d'adieu exprimant une grande inquiétude concernant la direction de l'industrie de l'armement nouvellement apparue après la Seconde Guerre mondiale. Tout en reconnaissant la forte croissance économique après la guerre, il rappelle au peuple des États-Unis qu'il s'agissait d'une manière de tirer profit de la guerre et, si elle n'est pas suffisamment réglementée, cela pourrait conduire à une expansion « grave » de l'industrie de l'armement. Il déclara : « Le risque d’une montée en puissance désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera. » Eisenhower craint que le complexe militaro-industriel puisse conduire à un état de guerre perpétuelle car la grande industrie de l'armement continuera de profiter de la guerre. De plus, le NSC-68 peut être utilisé comme une référence pour comprendre le raisonnement du président américain Harry S. Truman concernant la poursuite du développement de l'arsenal nucléaire des États-Unis et comment cela a contribué à la guerre froide. Ce concept est encore présent dans les politiques d'aujourd'hui tel que le déclare William D. Hartung dans son article "The Doctrine of Armed Exceptionalism" (« La doctrine de l'exceptionnalisme armé »)[12].
Guerre contre le terrorisme
Traditionnellement, le terme « guerre » faisait référence au fait de s'engager physiquement et conventionnellement dans un conflit armé. Cependant, les implications de la guerre ont évolué au fil du temps. La guerre contre le terrorisme a souvent été citée comme une guerre perpétuelle, étant une guerre n'ayant « aucun champ de bataille spécifique et dont l'ennemi n'est pas une armée »[13]. La guerre contre le terrorisme a été dirigée contre d'innombrables « ennemis », comme elle n'a aucune cible claire. Un historien de l'Université de Georgetown, Bruce Hoffman, décrit la guerre traditionnelle comme une guerre qui « se termine par la défaite d'un adversaire, par une forme quelconque d'armistice ou de trêve – une sorte d'acte ou de document de reddition[13]. » En revanche, la guerre contre le terrorisme se poursuit sans fin en vue.
La guerre contre le terrorisme a été déclarée en 2001 par le président George W. Bush, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, mais dès 1996, Oussama ben Laden d'Al-Qaïda menace les États-Unis, en déclarant la guerre. Selon Laurence Andrew Dobrot, les tensions croissantes au Moyen-Orient seraient dues à de très vastes incompréhensions culturelles, et il reproche à l'Occident de ne pas faire la paix avec les pays du Moyen-Orient. En tant que directeur adjoint du programme laser aéroporté de l'Agence de défense antimissile, Dobrot examine l'hostilité qui a été continue non seulement depuis 2001, mais depuis la naissance du wahhabisme.
Dobrot a proposé que les États-Unis reconnaissent l'hostilité culturelle des Arabes tribaux dans le but de faire le premier pas vers une progression vers la paix.
Les Croisades sont apparues alors que l'expansion européenne se poursuivait à l'apogée de la domination islamique unifiée. Le 16 septembre 2001, dans un discours, le président Bush a fait référence à la guerre contre le terrorisme comme une croisade. Il dit :
« Personne n'aurait pu imaginer que des kamikazes s'infiltrent dans notre société pour ensuite surgir le même jour et précipiter leurs avions – des avions américains – sur des bâtiments remplis d'innocents, sans le moindre remords. C'est une nouvelle forme de mal. Et nous le comprenons. Le peuple américain commence à le comprendre. Cette croisade, cette guerre contre le terrorisme, va prendre un certain temps. Et le peuple américain doit faire preuve de patience. Je vais faire preuve de patience. »[14]
Andrew Bacevich décrit le fait que Bush ait qualifié la guerre contre le terrorisme de croisade comme quelque chose qui ne la distingue pas, mais plutôt comme quelque chose qui montre qu'elle fait partie d'une « guerre éternelle »[15].
Monuments commémoratifs de guerre
Avec l'avènement d'une guerre perpétuelle, les communautés ont commencé à construire des monuments aux morts avec les noms des personnes décédées tandis que la guerre se poursuit. Le Mémorial de gratitude et d'honneur de Northwood (Northwood Gratitude and Honor Memorial) d'Irvine en Californie est, depuis 2010, dédié aux troupes américaines ayant perdu la vie dans les guerres en Irak ainsi qu'en Afghanistan, avec de la place pour 8 000 noms (environ 4 500 utilisés au moment de sa construction) et l'intention de le mettre à jour annuellement.
Points de vue d'écrivains influents
Sun Tzu
Le général chinois Sun Tzu a exprimé des opinions concernant la guerre perpétuelle au VIe siècle avant notre ère. La citation suivante est tirée du chapitre 2, De l’engagement, de son ouvrage L'Art de la guerre sous-entend les effets négatifs d'une guerre prolongée :
« Lorsqu’on en vient réellement aux combats, si la victoire tarde à venir, les armes des soldats s’émoussent et leur ardeur s’éteint. Si vous assiégez une ville, vos forces s’épuiseront… Il n’existe aucun exemple d’un pays qui ait tiré profit d’une guerre prolongée. Dans la guerre, que votre objectif principal soit la victoire, non les campagnes interminables. »
Alexis de Tocqueville
L'historien Alexis de Tocqueville a fait des prédictions en 1840 concernant la guerre perpétuelle dans des pays démocratiques. Ce qui suit est tiré du tome 2, chapitre 22, « Pourquoi les peuples démocratiques désirent naturellement la paix, et les armées démocratiques naturellement la guerre », 18e paragraphe, dans son ouvrage De la démocratie en Amérique :
« Aucune guerre prolongée ne saurait manquer de mettre en péril la liberté d'un pays démocratique. Non pas qu'après chaque victoire il faille craindre que les généraux victorieux ne s'emparent par la force du pouvoir suprême, à la manière de Sylla et de César ; le danger est d'une autre nature. La guerre ne livre pas toujours les sociétés démocratiques à un gouvernement militaire, mais elle accroît invariablement et considérablement les pouvoirs du gouvernement civil ; elle concentre presque inévitablement la direction de tous les hommes et la gestion de toutes choses entre les mains de l'administration. Si elle ne conduit pas au despotisme par une violence soudaine, elle y prépare les hommes plus insidieusement par leurs habitudes. Tous ceux qui cherchent à détruire les libertés d'une nation démocratique doivent savoir que la guerre est le moyen le plus sûr et le plus rapide d'y parvenir. C'est le premier axiome de la science. »
Fiction
- Dans le roman 1984 de George Orwell, ont dit que les trois superpuissances du monde, l'Eurasia, l'Océania et l'Estasia sont dans un état perpétuel de guerre ensemble. Les attaques prennent la forme d'attaques à la roquette (semblables aux attaques de V2 sur Londres pendant la Seconde Guerre mondiale), bien qu'il soit impliqué dans l'ouvrage que les attaques pourraient être lancées par le gouvernement intérieur contre leur propre peuple dans le but de perpétuer la peur et la haine de l'ennemi. Par conséquent, la guerre perpétuelle pourrait en réalité être secrètement une stratégie utilisée par l'État pour promouvoir continuellement son propre programme politique. Cependant, les attaques militaires se limitent aux zones non alignées (Afrique du Nord et centrale, Inde, etc.), comme en témoigne le Front de Malabar (Inde) où l'Océania a remporté une victoire contre l'Eurasia[16].
- Dans le soixante-dix-huitième épisode de la série Doctor Who, La Genèse des Daleks, les Kalèdes et les Thals sont dans un état perpétuel de guerre et le sont depuis 1 000 ans. Cet état de guerre aboutit finalement à ce que chaque camp occupe une ville de part et d'autre des montagnes, et conduit à ce que les approvisionnements des deux camps soient tellement ravagés par la guerre qu'ils ne possèdent plus qu'une collection d'armes à poudre noire, d'armes modernes et futuristes et d'armures. C'est à l'issue de cette guerre que les Daleks sont créés par Davros.
- Dans la série Doctor Who, les Sontariens et les Rutans ont été dans un état perpétuel de guerre pendant plus de 50 000 ans. Le conflit semble sans fin, chaque camp tentant sans cesse d'anéantir complètement l'autre. Cela a eu pour conséquence que chaque camp gagne et perd constamment du territoire (dont la Voie lactée, qui est connu dans Doctor Who comme la « La Spirale du Murmure »).
- Dans le cent-quatrième épisode de la série Doctor Who, Destiny of the Daleks, Les Daleks et les Movellans ont en quelque sorte été attirés dans une guerre sans fin, en raison de leurs ordinateurs de combat qui émettent chacun une série d'ordres logiques, or l'un est contré par l'autre avec une série tout aussi logique. Puisque les deux camps utilisent des instructions logiques, aucun ne peut l'emporter, car chacun est capable de contrer les actions de l'autre grâce à la logique. Les Daleks retournent à Skaro afin de trouver Davros dans le but de voir s'il pouvait leur donner un avantage. Les Movellans ont essayé d'obtenir du Docteur qu'il leur donne le même avantage.
- Dans la bande dessinée Rogue Trooper, les Nordiques et les Sudiques de la planète Nu-Terre sont, depuis des centaines d'années, en guerre perpétuelle l'un contre l'autre utilisant des armes conventionnelles, biologiques, chimiques, et nucléaires[17]. La durée de la guerre et les armes utilisées ont rendu la planète inhabitable sans combinaisons de protection. C'est pourquoi les Sudistes ont créé les GI, ou Infanterie Génétique, capables de survivre dans l'environnement.
- La Guerre éternelle de Joe Haldeman raconte une guerre qui est rendue perpétuelle en raison des effets de la dilatation du temps d'Einstein due au voyage dans l'espace. On dit que le roman a été façonné par l'expérience de Haldeman dans la guerre du Vietnam puisque le livre contient des références à la guerre associées à des concepts de science-fiction. Une citation de Haldeman révèle une forte influence du concept de guerre perpétuelle de Hobbes : « La vie commence dans un bain de sang et parfois elle se termine de la même manière, et seuls des esprits étranges recherchent le sang entre ces deux moments, peut-être des fous[18]. »
- Dans l'épisode Échec et Diplomatie de Star Trek, les planètes voisines d'Eminiar et de Vendikar sont en guerre depuis 500 ans. Afin d'éviter la dévastation physique d'une véritable guerre, les belligérants ont accepté de ne mener que des attaques simulées par ordinateur, à condition que les « victimes » qui en résulteraient se suicident volontairement dans des « stations de désintégration ».
- Le film Les Fils de l'homme sorti en 2006 affiche des thèmes de guerre perpétuelle en explorant les guerres contre le terrorisme et la pauvreté. Le film se déroule dans une dystopie souffrant d'infertilité universelle. Le monde social et politique est devenu chaotique car peu de personnes exercent un pouvoir social depuis leur position de richesse. Pendant ce temps, les conflits sont constants partout dans le monde, et ce sont surtout les groupes opprimés qui en souffrent. Manohla Dargis du New York Times remarque la banalité des explosions de bombes dans des lieux publics, tel qu'un café. Dargis écrit : « Il imagine l'impensable : Et si, au lieu de contenir l'Irak, c'était le monde qui était devenu l'Irak, un champ de bataille universel de contrôle militaire, de zones de sécurité, de camps de réfugiés, et d'identités tribales en conflit »[19]?
- Dans la série Legend of the Galactic Heroes, l'Empire Galactique autocratique et quasi-féodal ainsi que l'Alliance des planètes libres démocratiques (en apparence seulement, en pratique tout aussi autocratique) se livrent une guerre perpétuelle depuis la fondation de ce dernier en 3327 après J.-C. La série de romans débute en 3598 après J.-C., ce qui signifie que la guerre dure depuis 271 ans à ce moment-là.
- Dans le film d'animation Memories sorti en 1995, le troisième segment, Cannon Fodder, raconte une ville fortifiée dont la société entière est construite autour de la production d'armes pour une guerre sans fin dans laquelle ils sont engagés. Malgré la propagande insistant sur la menace de l'ennemi, il n'existe aucune confirmation visuelle de cela, ni même de l'existence d'un ennemi.