Guido Colucci
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Jeunesse
Élève à Florence de Giovanni Fattori pour la gravure, Giudo Colucci se considérait comme autodidacte pour le reste. En 1885 il arrive pour la première fois en Corse, où son père Enrico est nommé consul général de l'Italie à Bastia. Il est diplômé en sciences sociales à l'Université de Florence[1].
Francesco Sapori est le premier critique d'art qui remarque Guido Colucci : il l'interviewe en 1910 dans son atelier florentin sur les rives du fleuve Mugnone et il présente les premières gravures de Colucci dans la revue Vita d'Arte[2].
Membre de la Société nationale des beaux-arts, il expose à Paris en 1913[3],[4]. À partir du 1914 il passe l'été en Corse, à Bastia, puisqu'il s'est marié avec Edith Southwell (1888-1936), une demoiselle anglaise née en Corse[5].
Blessé en 1915, lors de la Première Guerre mondiale, il perd un œil.
Débuts
Il revient à Florence en 1920 et expose à la Société Leonardo da Vinci[6] des meubles peints, des céramiques, des gravures et des dessins. Il réalise les gravures colorées de la série Vita nuova, de la série Palio di Siena (publiée en volume et sur carte postale par l'éditeur Alinari (I. d. e. a.)) et de la série dédiée au Rubaiyat de Omar Khayyam qui la cède à Alinari, mais qui ne sera pas publiée. De cette dernière série, il réalise un deuxième tirage qui reste entre ses mains[7]. Il prend part en 1923 à l'exposition internationale d'arts décoratifs de Monza[8].
La Corse et la Sardaigne
En 1924 arrive en Corse Gino Bottiglioni, un professeur de Pavie, qui projette son Atlante linguistico etnografico italiano della Corsica et cherche un guide pour identifier les villages corses où poser les questionnaires, afin d'étudier les variantes linguistiques entre les divers dialectes locaux et des phrases italiennes choisies. Edith Southwell Colucci et Guido Colucci lui fournissent cet aide. Guido Colucci réalise les dessins des cinq premiers volumes in folio[9]. En 1931, les époux Colucci quittent la villa florentine Le Pratelline, ornée d'un carreau portant un cygne bleu et le sigle L.E.D.A.[10] et s'établissent à Rome, dans un appartement de la rue Adelaide Ristori[11],[12],[13].

Guido Colucci est célèbre, entre autres, pour ses dessins et gravures colorées des vêtements traditionnels sardes[14],[15].
Il s'installe avec son épouse à Rome en 1931.
Il est le frère de Carlo Waldemar Colucci, collectionneur de gravures européennes des premières 30 années du XXe siècle. Ses héritiers ont donné ces collections à l'Istituto Nazionale per la Grafica (Rome).
Conservation
- Faenza : Musée international de la céramique de Faenza - 1 dessin aux crayons pour céramique L.E.D.A.
- Florence : Gabinetto dei disegni e delle stampe degli Uffizi - 1 gravure monochromatique, Una via di Tripoli, 1913
- Maschere Italiane e figure goldoniane, 20 gravures peintes en tempera, 1917-1919
- Milan : Civica Raccolta delle stampe Achille Bertarelli - 5 Ex-libris, gravure monochromatique, 1917-1923
- 4 dessins aux crayons
- Prato : Museo civico di Prato - 2 céramiques L.E.D.A.
- Reggio d'Émilie : Biblioteca civica Antonio Panizzi (Gabinetto delle stampe Angelo Davoli)[16] - 17 gravures monochromatiques
- Rome : Galerie nationale d'Art moderne et contemporain - 1 gravure monochromatique (La Galerie possède aussi un Fascicolo Guido Colucci, avec documentation)
- Rome : Istituto Nazionale per la Grafica - 1 dessin aux crayons de couleurs
- 5 gravures monochromatiques, c. 1913
- Rome : Musée national des Arts et Traditions populaires - Costumi sardi, 50 gravures peintes en tempera, 1928-1936[17]