Guillaume (évêque de Cornouaille)
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Guillaume, né vers 1140 et mort en 1218, est évêque de Cornouaille ou de Quimper à la fin du XIIe siècle.
Guillaume est peut-être né vers 1140. Succédant à l'évêque Thibaud, il accède probablement au siège épiscopal de Cornouaille en 1194. Il a peut-être été chanoine de la cathédrale de Quimper auparavant, selon un acte écrit avant 1171[1].
Guillaume utilise la même titulature que ses prédécesseurs, episcopus Corisopitensis[2], dont l'acception a donné lieu à débat et qui ne signifie ni évêque de Cornouaille ni évêque de Quimper[3],[4]. Cette titulature provient vraisemblablement d'une reprise volontaire d'une mauvaise graphie de civitas Coriosolitum, cité des Coriosolites, qui permet de conférer à Quimper, faussement, une origine antique[5]. On peut retenir que l'évêque de Quimper utilise alors une dénomination ethnique, comme à Nantes ou à Vannes[2].
Guillaume défend les intérêts du chapitre de Quimper, faisant reconnaître, dans un acte écrit entre 1194 et 1201, que le comte de Cornouaille Alain Canhiart avait privé son frère l'évêque Orscand de Cornouaille de certains droits de l'abbaye de Locmaria[6].
Le dernier acte de Guillaume en tant qu'évêque date de 1218[1]. Il confirme alors à l'abbaye Notre-Dame de Daoulas plusieurs églises et droits religieux, ce qui montre que la confraternité entre le chapitre de la cathédrale de Quimper et l'abbaye de Daoulas, établie sous l'évêque Geoffroy, continue sous son deuxième successeur, Guillaume[7].
Guillaume meurt en 1218[1]. Il est le dernier évêque breton sur le siège de Cornouaille. Son successeur, Renaud le Franc, vient du royaume de France[6].
Notes et références
- 1 2 3 Quaghebeur 2002, p. 311.
- 1 2 Quaghebeur 2002, p. 182.
- ↑ Henri Waquet, « Encore quelques réflexions sur Coriosopitum et Coriosolitum », Annales de Bretagne, vol. 52, no 1, , p. 55–59 (ISSN 0003-391X, lire en ligne).
- ↑ Henri Waquet et François Merlet, « Considérations sur un adjectif (episcopus corisoptentis) », Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, vol. 32, , p. 7-14 (lire en ligne).
- ↑ Florian Mazel, L'évêque et le territoire : L'invention médiévale de l'espace (Ve – XIIIe siècle), Paris, Seuil, coll. « L'Univers historique », , 541 p. (ISBN 978-2-02-118310-8), p. 39-40.
- 1 2 Quaghebeur 2002, p. 312.
- ↑ Quaghebeur 2002, p. 350.
Voir aussi
Bibliographie
- Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : Mémoire, pouvoirs, noblesse, Rennes, Presses Universitaires de Rennes - Société archéologique du Finistère, coll. « Histoire », , 517 p. (ISBN 2-86847-743-7).