Guillaume Delbar

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Élection30 mars 2014
Réélection28 juin 2020
PrédécesseurPierre Dubois
SuccesseurAlexandre Garcin
Guillaume Delbar
Illustration.
Guillaume Delbar en 2015.
Fonctions
Maire de Roubaix

(11 ans, 7 mois et 20 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Prédécesseur Pierre Dubois
Successeur Alexandre Garcin
Conseiller régional des Hauts-de-France

(9 ans, 10 mois et 25 jours)
Élection 13 décembre 2015
Réélection 27 juin 2021
Biographie
Nom de naissance Guillaume Delbar
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Roubaix (Nord)
Parti politique RPR (1995-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)

Guillaume Delbar, né le à Roubaix, est un homme politique français. Il a été maire de Roubaix de 2014 à 2025.

Carrière politique

Il a sa première expérience politique à Roubaix lors des élections municipales de 1995, lorsqu'il figure sur une liste RPR dissidente qui est battue au premier tour[1].

En 2008, il se présente sur la liste « Changeons Roubaix, Rassemblement Citoyen » de Max‐André Pick. Il est alors élu conseiller municipal et dans l'opposition. Il se présente aux cantonales de 2011 en tant que tête de la liste UMP[2]. Avec 21,51 % des voix, il perd des élections remportées par Renaud Tardy (PS).

Candidat UMP-UDI aux municipales de 2014 à Roubaix, considéré comme un « outsider », il remporte l'élection à la surprise générale, avec une avance de trois cent trente-deux voix[3],[1].

Guillaume Delbar est vice-président de la Métropole européenne de Lille (MEL) de à , avec une délégation à l'innovation, l'enseignement supérieur et la recherche. Il est ensuite élu vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France en , en charge de la rénovation urbaine, du logement, de l'innovation numérique et sociale. Il le restera jusqu'en 2021. Ces mandats s'inscrivent dans son engagement politique roubaisien, aux côtés de sa fonction de maire de la ville de 2014 à 2025[4],[5].

Il quitte Les Républicains le [6].

Définitivement condamné dans l'affaire de fraude fiscale en , sa démission est prononcée d'office. Il ne peut pas être candidat à l'élection municipale de 2026[7].

Affaire judiciaire de fraude fiscale

En , il est condamné par le tribunal correctionnel de Lille dans le cadre d'une affaire de fraude fiscale visant plusieurs prévenus dont Guillaume Delbar[8],[9].

Au total, quatorze prévenus sont jugés coupables d'escroquerie en bande organisée et d'abus de confiance et écopent ainsi de peines de prison et d'inéligibilité ainsi que d'amendes pour avoir monté un système de défiscalisation ou en avoir bénéficié, entre 2015 et 2020[10]. Guillaume Delbar ne figure pas parmi les organisateurs du système. Il fait appel et annonce rester maire[10],[11],[12].

En , la cour d'appel de Douai confirme sa condamnation pour escroquerie en bande organisée et recel d'abus de confiance, tout comme sa peine de six mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité et 3 000 euros d'amende[13],[14],[15],[16]. Il annonce se pourvoir en cassation[17].

Le , la Cour de cassation confirme les peines retenues, cassant toutefois partiellement et sans renvoi la décision en limitant la période de prévention à un seul jour, contre trois ans initialement retenus par la cour d'appel[7]. Sa condamnation pour recel d’abus de confiance est donc annulée[18].

Si ce système a engendré pour l'administration fiscale un préjudice total de 40 000 euros[19], Guillaume Delbar n'est personnellement concerné qu'à hauteur de 500 [20].

Affaire AAIR

Il est jugé à partir de pour « détournement de fonds publics par négligence »[21]. Guillaume Delbar comparaît au côté de trois dirigeants de l'association AAIR. Ces derniers, dont le président et le trésorier, seront jugés pour « abus de confiance ». Ils sont accusés d'avoir utilisé des fonds publics pour mener des activités prosélytes[22].

Le , le tribunal correctionnel de Lille prononce sa relaxe, ainsi que celle des trois membres de l'AAIR[23]. Mais le parquet ayant fait appel de la relaxe générale, Guillaume Delbar comparait devant la cour d'appel de Douai en [24]. La cour d'appel de Douai prononce, le , la relaxe des quatre prévenus[25].

Références

Liens internes

Liens externes

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