Guillaume Fillastre
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La Suze-sur-Sarthe
cardinal1411, par l'antipape Jean XXIII
Archevêque d'Aix (1413)
| Guillaume Fillastre | ||
Cardinal Guillaume Fillastre | ||
| Biographie | ||
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| Naissance | La Suze, 1348 La Suze-sur-Sarthe |
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| Décès | Rome, Rome |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||
| Créé cardinal |
1411, par l'antipape Jean XXIII | |
| Évêque de l'Église catholique | ||
| Fonctions épiscopales | Évêque de Saint-Pons-de-Thomières Archevêque d'Aix (1413) |
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| .html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | ||
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Guillaume Fillastre (l'Ancien) (né en 1348 à La Suze, dans la Sarthe, France - mort le à Rome) est un cardinal français, canoniste, humaniste et géographe. Il est à sa mort archidiacre de Laval, doyen de l'église de Reims, archevêque d'Aix en Provence et cardinal du titre de Saint-Chrysogone.

Pour Couanier de Launay[1], Guillaume Fillastre, bien que la plupart des biographes le font naître à la Suze, était lié à la baronnie de Laval par son titre; car sa famille y possédait des biens. De plus, Étienne Fillastre son frère, juge du Maine pour le roi de Sicile, était homme de foi simple du seigneur de Laval à cause des droits qu'il avait en Montigné[2].
Après un diplôme de doctor juris utriusque obtenu à Angers[3], Fillastre enseigna la jurisprudence à Reims et, en 1392, fut nommé doyen de son chapitre métropolitain[3]. Pendant le Grand Schisme d'Occident, il montra au début beaucoup de sympathie pour Benoît XIII (Pedro de Luna). En 1409, cependant, il prit part à la tentative de réconcilier les factions au sein du concile de Pise. L'antipape Jean XXIII lui conféra ainsi qu'à son ami Pierre d'Ailly la dignité de cardinal (1411), et en 1413 il fut nommé archevêque d'Aix[4].
Fillastre joua un rôle très important au concile de Constance où lui et le cardinal d'Ailly furent les premiers à soulever la question de la renonciation des prétendants rivaux ().
Il acquit un grand renom par les nombreux problèmes juridiques sur lesquels il donna des décisions. Le pape Martin V, à l'élection duquel il avait beaucoup contribué, le nomma légat a latere en France (1418), où il devait promouvoir la cause de l'unité de l'Église. En reconnaissance des succès qu'il avait obtenus dans cette fonction, il fut nommé archiprêtre de la basilique du Latran[5]. En 1421, il démissionna du siège d'Aix, et en 1422 fut affecté à l'évêché de Saint-Pons de Thomières[6].
Il fait achever en 1427 une des tours de la cathédrale de Reims jusqu'alors demeurée imparfaite. Il fit aussi construire à ses frais une des chapelles de la cathédrale du Mans, à l'une des clefs de voûte de laquelle furent sculptées ses armoiries.
Il mourut à Rome dans sa quatre-vingtième année, comme cardinal-prêtre de San Marco. Il est inhumé à la Basilique San Crisogono[7].