Guillaume Ngefa, né le à Kodoro dans la province du Sud-Ubangi en république démocratique du Congo[1]. Il déclare avoir développé un sens précoce de la justice en s’opposant, dès son enfance, aux discriminations envers les Pygmées dans sa communauté. Étudiant à l’université de Kinshasa, il s’engage dans plusieurs mouvements étudiants, dont le Club des Africanistes, et milite contre la division ethnique et la répression politique[2].
Il poursuit ses etudes en à Columbia University aux états-unis, à l’institut international des droits de l’homme à Strasbourg et prépare un doctorat à l’université Panthéon-Assas à Paris[3].
Engagement pour les droits humains
En 1986, il fonde l’Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO), l’une des premières ONG indépendantes de défense des droits humains en RDC. Sous les régimes de Mobutu Sese Seko puis de Laurent-Désiré Kabila, il documente et dénonce les violations des droits humains, notamment à travers un rapport estimant qu’environ 200 000 réfugiés hutus et plusieurs milliers de Congolais ont été tués dans un contexte de nettoyage ethnique[2].
Ses positions impartiales, indépendantes de l’ethnie des victimes ou des auteurs, confèrent à l’ASADHO un rôle important dans l’apaisement des tensions interethniques.
Exil et carrière internationale
Persécuté sous les deux régimes, Guillaume Ngefa Atondoko s’exile à Genève puis en Côte d’Ivoire, tout en poursuivant ses activités militantes.
Il participe à des événements internationaux aux côtés de personnalités comme Desmond Tutu, dans le cadre de l’initiative Speak Truth to Power (2008 à Cape Town et 2009 à Milan)[4].