Guillaume Pradoura
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Rassemblement national (jusqu'au ) |
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Guillaume Pradoura est un militant politique et assistant parlementaire d'extrême droite français.
Guillaume Pradoura naît en 1985 ou 1986 et est originaire de Marseille[1]. En 2007, il crée les Jeunesses identitaires Massilia, un groupuscule d'extrême droite actif dans la ville[2]. Il cherche alors à organiser une « soupe au cochon », distribution alimentaire fermée aux musulmans et obtient le soutien de Stéphane Ravier et Philippe Vardon, membres locaux du Front national, mais aussi du service d'ordre du parti et de plusieurs militants skinhead, dont Jérémy Recagno. L'événement est interdit par la préfecture[3] après la mobilisation des antifascistes locaux et les Jeunesses identitaires sont dissoutes[1]. En échange du soutien de Stéphane Ravier, il se présente à ses côtés, en 23e position sur une liste municipale dans les quartiers sud de la ville lors des élections de 2008 à Marseille[1]. Cependant, les listes d'extrême droite connaissent un revers important cette année-là[3].
Il s'inscrit ensuite à l'École du Louvre à Paris et fréquente les réseaux d'extrême droite de la capitale. Il est proche d'Édouard Klein, leader du Groupe union défense (GUD) et organise avec le groupe des « Rats noirs » des soirées à connotation antisémite[3].
Il devient en 2014 assistant parlementaire de Nicolas Bay, membre de la délégation Rassemblement national (RN) et du groupe Identité et démocratie (ID) au Parlement européen. En tant qu'assistant, il accompagne notamment l'élu dans le cortège de La Manif pour tous en [3].
Lors des élections régionales françaises de 2015, il est colistier de Marion Maréchal — qui se fait alors appeler Marion Maréchal-Le Pen — et présenté par celle-ci comme faisant partie de ses « experts ». En , il devient l'un des animateurs du Clic, le Collectif liberté et création, un cercle culturel fondé par le Front national[4].
Mediapart révèle en 2016 ses nombreux échanges amicaux qui ont eu lieu jusqu'en 2010 avec Jérémy Recagno. Celui-ci, après avoir agressé une femme d'origine étrangère, s'évade de prison et part aux États-Unis pour rejoindre le Ku Klux Klan, à la suite de quoi il est recherché par la police. Guillaume Pradoura l'aide notamment à se cacher en Bulgarie, parmi les groupes néonazis locaux[4]. Il ne nie pas ces échanges, mais déclare avoir « voulu l’aider, dans une sorte de réflexe paternaliste »[5],[1]. Il n'est pas renvoyé de son poste d'assistant parlementaire, même lorsqu'il publie, un an plus tard en 2017, un message d'insultes homophobe et raciste à l'encontre d'un autre collaborateur parlementaire du FN[3].
En , il est renvoyé de son poste d'assistant parlementaire après la diffusion, le par une ancienne militante, d'une photo antisémite le montrant « grimaçant, mimant des doigts crochus et affublé d’un chapeau noir de rabbin et de fausses papillotes ». Le Monde révèle que la photographie serait en fait ancienne, connue en interne depuis 2012 ou 2013. Selon Nicolas Bay, il s'agit d'un cliché humoristique destiné à « un cadre privé », ce que conteste Nicolas Cadène qui accuse Pradoura d'antisémitisme. Ce dernier est suspendu du RN et le vice-président du RN, Steeve Briois, affirme l'avoir « convoqué devant la commission des conflits en vue de son exclusion ». Il est finalement exclu du parti le [5],[6].
Peu après son exclusion du RN, il redevient assistant parlementaire au Parlement européen, cette fois pour le compte du parti allemand d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), toujours au sein du groupe ID. Il seconde Maximilian Krah[5]. Il quitte finalement ce poste-là également et devient assistant parlementaire de Marcel de Graaff, membre du Forum pour la démocratie, toujours au Parlement de Strasbourg[7]. Il a également été pendant un temps l'assistant parlementaire de Ladislav Ilčić[3].