Guillaume Tardif

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Guillaume Tardif
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Œuvres principales
Antibalbica (d), Responsio ac defensio (d), Grammatica cum commentario (d), Rhetoricae artis et oratoriae facultatis compendium (d), Eloquentiae bene dicendique scientiae compendium (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Guillaume Tardif[1], en latin Guillermus Tardivius Aniciensis, né vers 1438 au Puy-en-Velay et mort vers 1492[2], est un humaniste français, un des premiers représentants de ce mouvement à Paris, aux côtés de Guillaume Fichet et de Robert Gaguin.

Professeur à Paris à partir des années 1460, il publie des ouvrages sur la grammaire (1470) et la rhétorique (1474). Choisi vers 1476 par Louis XI pour être le précepteur du dauphin Charles, né en 1470, il reste ensuite à son service quand il est devenu Charles VIII.

Il est aussi l'auteur de traductions du latin en français d'ouvrages d'auteurs italiens (Pétrarque, Valla...).

Origines familiales et formation

Les sources concernant Guillaume Tardif ne permettent pas de retracer sa biographie de façon exhaustive.

Professeur à Paris

Il est professeur de grammaire latine et de rhétorique à Paris vers 1467, peut-être au collège de Navarre[3],[4].

En 1473, Johannes Reuchlin, accompagnant à Paris le fils du margrave de Bade, Frédéric (futur évêque d'Utrecht), suit les cours de grammaire de Jean Heynlin et les cours de rhétorique de Robert Gaguin et de Guillaume Tardif[5], dont la réputation de ce dernier est grande dès cette époque[6].

Ouvrages pédagogiques (1469 et 1474)

Photographie du Rhetoricae artis ac oratoriae facultatis compendium
Edition du Rhetoricae artis ac oratoriae facultatis compendium.

Dans les années 1460 et 1470, il est avec Guillaume Fichet et Robert Gaguin un des chefs de file de la renaissance de l'enseignement des lettres à Paris.

En 1469, Tardif compose une « grammaire élémentaire » (Grammaticae basis) que, dans une épître datée du , il dédie à son élève Charles Mariette, fils du lieutenant criminel du Châtelet et filleul de Charles de France, le frère cadet du roi Louis XI (dans cette épître, il dit avoir eu pour élève le prince Charles lui-même).

Son Rhetorice compendium, qui date de 1474, contient un éloge de ce prince, en deux distiques, composé par Louis de Rochechouart, évêque de Saintes[7]. Sa Rhétorique (1re édition : 1474) est la seconde publiée en France, après celle de Fichet ().

Au service du dauphin Charles, puis de Charles VIII

Vers 1476, il est choisi par Louis XI comme précepteur du dauphin.

Devenu roi (), Charles VIII lui commande différents ouvrages et fait de lui son « liseur ».

Conflit avec Girolamo Balbi (1485-1490)

Entre 1485 et 1490, il est en conflit avec l'Italien Girolamo Balbi, arrivé à Paris en 1484.

Ce dernier s'en prend d'abord à l'œuvre de Tardif[réf. nécessaire], puis la querelle dégénère en un échange de libelles et en plaintes devant les instances de l'université.

Balbi s'en prend par ailleurs à son compatriote Fauste Andrelin, arrivé à Paris en 1488.

Finalement, à la suite d'accusations réciproques d'hérésie, Balbi est obligé de fuir Paris sous l'accusation de sodomie.

Ouvrages divers

Son œuvre comprend des traductions du latin en français, notamment de Pétrarque, des Facéties de Lorenzo Valla[8], de celles de Poggio Bracciolini et de l'Ars bene moriendi de Matthieu de Cracovie), et une compilation sur l'art de la chasse, réalisée pour Charles VIII.

Il a aussi composé un livre d'heures pour le roi, avec des prières en français, en partie originales, en partie traduites du latin. Certaines figurent dans les Grandes heures royales, ouvrage réalisé par l'imprimeur Antoine Vérard.

Il s'est également occupé d'une édition imprimée du De mirabilibus mundi de Caius Julius Solinus Solin »), qui n'est pas datée, mais comporte en guise de préface deux poèmes de Louis de Rochechouart, évêque de Saintes jusqu'en 1492, et de Simon de Roquemadour, son secrétaire (« Arte nova pressos... libellos », « livres imprimés grâce à un art nouveau », écrit ce dernier en évoquant l'imprimerie de Gutenberg).

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI