Guillaume de La Baume-Saint-Amour
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Guillaume de La Baume dit Guillaume de La Baume-Saint-Amour est un ecclésiastique de la toute fin du XIVe siècle et du début du siècle suivant, abbé de Saint-Claude (1386-1412), sous le nom de Guillaume V. Il est donné par erreur comme évêque de Sion, en 1386. Il appartient à une branche de la famille noble de La Balme, originaire du Bugey.
Origines
Guillaume de La Baume (Guillermus de Balma), dit parfois de Saint-Amour, est, selon l'historien Dom Paul Benoit, issu de « la famille de la Baume Saint-Amour, l'une des plus illustres de la Franche-Comté »[1]. La branche issue famille noble de La Balme, installée en Franche-Comté, n'acquiert la terre de Saint-Amour qu'en 1548. La liste publiée par la Gallia Christiana (1728) ne le mentionne d'ailleurs que sous la forme Guillelmus V. de Balma[2].
Il est le fils de Amblard [I] de La Balme[3], chevalier[1] et seigneur de La Balme sur Cerdon, de Sales et de Pomiers[4], et de Marguerite de Sales[2],[4]. Il a pour frères, Pierre, Perceval[1],[3] et Louis, chevaliers ; Jean, moine à Ambérieux, et une sœur[4].
Dates de l'abbatiat
Guillaume de La Baume est abbé de Saint-Claude, succédant à Guillaume de Beauregard, sous le nom de Guillaume V. Toutefois, les dates de son abbatiat ont varié entre la liste traditionnelle des abbés de Saint-Claude et sa remise en cause avec le classement des archives de l'abbaye de Saint-Oyend-de-Joux, dite de Saint-Claude, en 1995.
Ainsi, les travaux des médiévistes, Bruno Galland (1998)[5], puis plus spécifiquement Vincent Corriol, qui a pu travailler sur les archives, permettent de placer son abbatiat de l'année 1386 à 1412[6]. Il succède à Guillaume de Beauregard (1348-1386)[6], qui monte sur le trône épiscopal de Sion en 1386[5],[7]. Paul Benoit place ainsi son serment[8], le [9],[10]. Il est le « premier abbé docteur en décret » du monastère[10].
La fin de son abbatiat n'est pas précise. Ainsi le dernier acte remonte à l'année 1405[9],[5]. Il semble toutefois se poursuivre jusqu'à l'année 1412.
La liste traditionnelle des abbés de Saint-Claude, comme mentionnée dans la Gallia Christiana (1728) et rappelée dans l'ouvrage Dom Paul Benoit (1890-1892), donnait à la suite de Guillaume IV de Beauregard (1348-1380) ; Guy IV (1380), Guillaume V de la Baume, qui aurait prêté serment en 1386 et mentionné jusqu'au serment de son successeur, François II, en 1412[9]. Les travaux récents ont permis ainsi de corriger l'erreur produite par la succession d'abbés aux prénoms proches, retirant notamment l'hypothétique Guy[5].
Abbatiat
En 1388, le pape pape d'Avignon, Clément VII l'autorise « à percevoir une taxe sur les bénéfices dont il avait la collation, afin de pourvoir aux besoins de son monastère »[7].
En 1391, il autorise des défrichements à Longchaumois et Orcières[7].
Il fait réduire le nombre de moines à 36, au cours de l'année 1393[7].
En 1402, il refuse de se rendre au synode convoqué par Philippe III de Thurey, archevêque de Lyon, justifiant que son abbaye ne relevait pas de l'Église de Lyon[7],[11]. L'archevêque l'excommunie en 1403[7],[11]. Guillaume de La Baume obtient deux ans plus tard le privilège d’exemption, par le pape Benoît XIII, qui sera confirmée, en 1414 par Jean XXIII[7],[11]. L'affaire court jusqu'en 1453 où l'abbaye est officiellement exemptée[7].