Il fut nommé, à la fin de 1843, conseiller à la cour royale de Paris, et dut se représenter, le , devant ses électeurs, qui lui renouvelèrent son mandat. Nommé pair de France le , il resta fidèle a la famille d'Orléans après les événements de 1848, et ne voulut pas se rallier au Second Empire. Admis à la retraite comme conseiller à la cour, le , il posa sans succès sa candidature d'opposition, le et le , au Corps législatif, dans la 4e circonscription de la Dordogne.
Les événements de 1870 lui permirent de rentrer au parlement. Élu, le , représentant de la Dordogne à l'Assemblée nationale[1], il fit d'abord partie de la majorité monarchiste, et se fit inscrire à la réunion Saint-Marc Girardin; mais il se sépara nettement de la droite après le , et prit place au centre gauche[2].
Le , il fut élu sénateur inamovible, par l'Assemblée nationale[1],[2]. Il s'assit au centre gauche de la Chambre haute.
À sa mort, en , il était depuis longtemps maire de Domme et conseiller honoraire de la cour de Paris.
Il avait épousé le Joséphine-Louise Boucher Desnoyers, fille du baron Auguste[3] et de Marie-Sophie Delafons, dont deux enfants: a) Son fils Ernest, époux de Marie-Gabrielle-Marthe de Beaupoil de Saint-Aulaire, acheta le château de Fénelon, qu'il fit restaurer; un de leurs petits-enfants fut le peintre Lucien de Maleville. b) Sa fille Marie épousa Jean-Marie-Arthur, baron de Bastard de Saint-Denis[4].
Bernard Lachaise, «Maleville Guillaume Jacques Lucien marquis de 1805-1889», dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918: les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll.«Histoire de la France aux XIXeetXXesiècles» (no37), , 512p. (ISBN2-85944-273-1, lire en ligne), p.414-416.