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Il épouse une femme dont l'identité est inconnue, et dont il a une fille nommée Avoye (Avoise)[1]. Celle-ci, dame de Sainte-Maure, épouse Guillaume Ierde Pressigny, qui relève le nom et les armes de la famille de sa femme (et devient donc Guillaume II de Ste-Maure)[2]:
En Orient, Saladin cherche à isoler les Latins. Il conclut pour cela des alliances avec les Seldjoukides en 1179, avec l'Empire byzantin et Chypre en 1180. En effet, l'Empire byzantin est menacé en Europe par les Hongrois, les Serbes et les Normands de Sicile et n'a plus les capacités de soutenir ses anciens alliés. Une trêve avec les Latins est cependant conclue en 1180. Le royaume de Jérusalem menacé ne peut compter sur aucun secours extérieur. Mais, Guillaume de Sainte-Maure choisit de rester et de combattre les ennemis de sa foi. La noblesse de France aux croisades précise qu’il n’est pas le seul de sa Maison à vouloir défendre les États latins d'Orient. Herbert de Sainte-Maure et Hugues sont à ses côtés. Ils sont cités dans la charte d'Acre de 1191, comme Guillaume[3].
Guillaume de Sainte-Maure revient en Europe après 1191. Du fait du décès de son père, il devient baron de Sainte-Maure. Il hérite aussi de la seigneurie et du château de Montgauger, des fiefs et seigneuries de la Provostière[4], de Savonneau et de Bois Durant[5]. Cette dernière seigneurie est située dans la paroisse de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Il est seigneur en partie de Saint-Épain et d’une partie de la Manse et de Nouâtre du fait de son grand-oncle. Parmi les autres arrière-fiefs on trouve aussi La Jugeraie, La Mérandière et Vauvert.
Commentaires: Blason des seigneurs de Sainte-Maure
Références
1 2 Histoire de Touraine jusqu'à l'année 1790, Par Jean Louis Chalmel, 1828, VOL. 3, p.275.
↑ Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Par Borel d'Hauterive, Publié par Bureau de la publication, 1861, v.18, p.360.
↑ Paul Roger, La noblesse de France aux croisades, Derache, 1845, p.215.
↑ Désigné dans Cassini sous la dénomination de Bois de Saint-Maurice du rang.
↑ Mémoires de la Société archéologique de Touraine, Par Société archéologique de Touraine, Publié par Société archéologique de Touraine., 1855, t.5, p.214.
↑ Histoire de Touraine jusqu'à l'année 1790, Par Jean Louis Chalmel, 1828, VOL. 3, p.224.