Gunnar Björling

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Helsinki
Décès (à 73 ans)
Helsinki
Distinctions
1947 : Prix de l’Académie suédoise
Gunnar Björling
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo de presse de Gunnar Björling parue
vraisemblablement aux environs des années 1960
Naissance
Helsinki
Décès (à 73 ans)
Helsinki
Activité principale
Distinctions
1947 : Prix de l’Académie suédoise
Auteur
Langue d’écriture finnois, suédois
Mouvement réaliste
philosophique
romantique
Genres

Œuvres principales

  • (sv) O finns en dag (Ô il y a un jour), 1944
  • (sv) Luft är och ljus (Air et lumière sont), 1946
  • (sv) Som alla dar (Comme tous les jours), 1953
  • (sv) Dikter (Poèmes), 1959
  • (sv) Vilande dag (Journées de repos), 1922
  • (sv) Kiri-ra![1], 1930

Compléments

Sélection de poèmes traduits en finnois :

  • (fi) Kosmos valmiiksi kirjoitettu
Signature de Gunnar Björling

Olof Gunnar Björling, né le à Helsinki et mort le dans cette même ville, est un auteur finlandais d’expression suédoise. Dans les années 1920, son œuvre préfigurative s’articule autour de trois autres figures littéraires de l’époque, Edith Södergran, Elmer Diktonius (fi) et Rabbe Enckell, auxquelles s’ajoutent Harald Hornborg (fi) et Olof Enckell (fi).

Enfance

Gunnar Björling naît au sein d’une famille bourgeoise. Son père est fonctionnaire à la poste d’Helsinki. Son enfance se partage entre Viipuri et Helsinki. Il passe ses vacances d’été à Kangasala.

Études

De 1901 à 1902, Gunnar Björling suit les cours dispensés par le corps des cadets de Finlande, école militaire à Hamina. Il étudie ensuite la philosophie à l’université d’Helsinki. Il a pour professeur Edvard Westermarck qui exerce une influence prépondérante sur le développement de sa pensée[2]. Gunnar Björling aspire à une carrière d’enseignant. Pourtant, en 1915, après l’aboutissement d’un travail de maîtrise universitaire traitant de l’importance vouée à la conscience pérenne, il renonce à son projet initial pour se vouer à une activité professionnelle de pigiste dans le cadre de la revue avant-gardiste Quosego[3]. Sa situation financière, déjà précaire, ne lui permet dès lors plus d’assurer convenablement sa subsistance, ce qui l’oblige à recourir aux maigres subsides alloués par les caisses d’allocations complémentaires.

Sémiologie

Stylistique

Bien que les écrits de Gunnar Björling soient généralement rédigés en un style aux coudées relativement fluides et franches, leurs contenus, complexes, teintés de lyrisme et de réflexions métaphysiques, n’en demeurent pas moins marginaux, ésotériques et difficile d’accès. Leur préhension liminaire s’avère donc quelque peu réfractaire aux néophytes et aux non-initiés[2].

Dadaïsme

Auteurs finlandais d’expression suédoise ayant essaimé leur art scriptural au cours des années 1930. Sur cette photo, datée de l’année 1965, apparaissent successivement, de droite à gauche, les figures littéraires suivantes : Elmer Diktonius (fi), Harald Hornborg (fi), Olof Enckell (fi), Rabbe Enckell et, tout à gauche, avec des lunettes, le visage baissé : Gunnar Björling.

Ses poèmes[4] et aphorismes[5] d’inspiration dadaïste[6] représentent une forme d’allégorie succincte dissociée de l’acuité mentale dont relèverait le souci d’exigence prioritaire. Les jaillissements oniriques de sa plume alerte se scindent au carrefour d’une prose souple, franche et déliée, tout en se référant conjointement à l’un des socles fondamentaux de la consignation réflective dont se réclamerait une approche imprégnée d’éthique souveraine. L'aspect connexe de son œuvre rejoint ainsi les grandes traditions occidentales et orientales dont la quintessence didactique se base essentiellement sur l’imminence perceptive des événements existentiels dont la trame temporelle se voit ponctuée par à-coups subreptices[7].

Kiri-ra!

Les formulations absconses de Gunnar Bjöerling s’érigent en tirades alambiquées et s’opposent par principe à la fragmentation structurelle ou éparse de la pensée. Cette préemption lui confère accessoirement le titre de poète et écrivain tourmenté, animé par une quête inextinguible visant à disséquer le pourquoi du comment[2]. Cette particularité surgit avec une fulgurance accrue dans des ouvrages tels que Vilande dag[8] ou Kiri-ra![1] dont Rabbe Enckell et Peter Sandelin (fi) incarnent le fief invétéré de la trame expressive[9],[10].

Distinction

En 1947, Gunnar Björling obtient le Prix de l'Académie suédoise[11].

Œuvres

  • (sv) Gunnar Björling, Vilande dag, Helsingfors, Daimon, , 96 p. (OCLC 13268424)
  • (sv) Gunnar Björling, Kiri-ra!, Helsinki, Helsingfors : Författarens Förlag, , 111 p. (OCLC 464972373, présentation en ligne)
  • (sv) Solgrönt, 1933
  • (sv) Fågel badar snart i vattnen, 1934
  • (sv) Att syndens blåa nagel, 1936
  • (sv) Där jag vet att du, 1938
  • (sv) Det oomvända anletet, 1939
  • (sv) O finns en dag, 1944
  • (sv) Ord och att ej annat, 1945
  • (sv) Och leker med skuggorna i sanden, 1947
  • (sv) Vårt kattliv timmar, 1949
  • (sv) Angelägenhet, 1949
  • (sv) Ett blyertsstreck, 1951
  • (sv) Träd står i sina rader, 1952
  • (sv) Att i sitt öga, 1954
  • (sv) Du jord, du dag, 1957
  • (sv) En mun vid hand, 1958
  • (sv) Hund skenar glad, 1959
  • (sv) Dikter, 1959
  • (sv) Allt vill jag fatta i min hand (efterlämnade dikter), 1974
  • (sv) Jag viskar dig jord, 1992

Sélection de poèmes

  • (fi) Gunnar Björling (trad. Tuomas Anhava), Kosmos Valmiiksi Kirjoitettu : Valitut Runot, Helsinki, Otava, , 254 p. (ISBN 978-951-1-00042-6, OCLC 9852538)

Aphorismes

Sources

Notes et références

Lien interne

Related Articles

Wikiwand AI