Gustave-Adolphe Hubbard

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Élection
Réélection27 avril 1902
CirconscriptionBasses-Alpes
Gustave-Adolphe Hubbard
Illustration.
Hubbard en 1881 caricaturé par André Gill pour Les Hommes d'aujourd'hui, n°142
Fonctions
Député français

(5 ans, 4 mois et 4 jours)
Élection
Réélection 27 avril 1902
Circonscription Basses-Alpes
Législature VIIe et VIIIe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Prédécesseur Ludovic Robert
Successeur Antony Joly

(12 ans, 6 mois et 21 jours)
Élection 4 octobre 1885
Réélection 6 octobre 1889
20 août 1893
Circonscription Seine-et-Oise
Législature IVe, Ve, VIe et VIIe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Successeur Honoré Cornudet des Chaumettes
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Madrid
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès 7e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Avocat, libre-penseur

Gustave-Adolphe Hubbard[1], né le à Madrid (Espagne) et mort le à Paris, est un franc-maçon, et libre-penseur et homme politique français.

Profil et particularités

Fils de l'économiste et historien français Nicolas Gustave Hubbard, réfugié en Espagne à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851, Gustave-Adolphe Hubbard est né le à Madrid. Rentré en France avec sa famille en 1868, il fait des études classiques au lycée Condorcet à Paris[2],[3],[4],[5].

Il suit ensuite les cours de l'École de Droit et soutient en 1880 une thèse de licencié en droit, Du contrat de société. Société anonyme. Il s'inscrit au barreau de Paris. Mais plaider l'intéresse peu, il a surtout des ambitions politiques. Son père, proche de Gambetta ayant été nommé secrétaire général de la Questure de la chambre des députés, il devient secrétaire auprès de la commission du Budget de la Chambre. En 1881 il est chef de cabinet du sous-secrétaire d’État à la Guerre. En 1884, il est élu conseiller municipal de Paris dans le quartier de Montparnasse.

Il est ensuite député de Seine-et-Oise de 1885 à 1898, et député des Basses-Alpes de 1901 à 1906, inscrit au groupe Radical-socialiste. En 1906 il se présente pour un mandat de député à Étampes, mais il n'est pas élu et il se consacre alors à la propagande politique du parti radical.

Le dimanche le commissaire du quartier des Invalides, alerté par le concierge, le découvre mort à son domicile 90 rue Saint-Dominique. La mort semble remonter à plus de 15 jours[6]. Le décès est déclaré le à la mairie du 7e arrondissement de Paris[7] par son gendre Jules Charlot, lieutenant colonel du 8e régiment d'infanterie.

Positionné à l'extrême gauche, Gustave-Adolphe Hubbard est un républicain convaincu, anticlérical, partisan de la séparation des Églises et de l’État. Le il écrit une Proposition de loi tendant à organiser le régime de séparation des Églises et de l’État préparant ainsi la loi de 1905[8].

Il est aussi antimilitariste, dreyfusard, franc-maçon, membre du Grand Orient de France et libre-penseur. En 1908, en parlant au nom de la Libre-pensée, il déclare que la femme s'y épanouit mieux que dans l'Église où elle est dédaignée et abaissée[9].

Les journaux contemporains le décrivent comme un orateur éloquent beau gars et doué d’une voix à la fois formidable et prenante[10]. On parle également de sa chevelure abondante et ébouriffée, de sa barbe en pointe qui contribuent à son charisme[11].

Prompt à réagir, il est aussi connu pour ses duels à l’épée qu’il soutient contre des militants nationalistes. Le il s'affronte à Marcel Canrobert (1867-1921), fils du maréchal Canrobert, sénateur, fidèle partisan de Napoléon III, mais il est blessé au flanc droit et doit s'incliner[12].

Vie privée

Au début des années 1880, Gustave-Adolphe Hubbard a une relation avec Jeanne Loiseau, née en 1854 aux Batignolles-Monceau. Celle-ci, au début de sa carrière littéraire, écrivait alors son premier roman Le mariage de Gabrielle et n'était pas encore connue sous son nom de plume de Daniel-Lesueur. Le couple a une fille naturelle Marie Gabrielle Hubbard, née le , reconnue à la naissance par son père et un an plus tard par sa mère. Celle-ci se mariera en 1900 avec Jules Charlot, un saint-cyrien, lieutenant au 67e régiment d'infanterie.

Le Gustave-Adolphe Hubbard se marie avec Camille Métra (1864-1936), artiste peintre pastelliste. Celle-ci expose divers pastels de 1891 à 1911 au Salon de la Société nationale des beaux-arts ainsi qu'au Salon annuel de l'Union des femmes peintres et sculpteurs dont elle est membre.

Ce mariage se termine par un divorce le .

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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