Gustave Canu
officier d'artillerie et général de division français
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Gustave Canu, né le à Manneville-ès-Plains (Normandie) et mort le dans la même ville, est un officier d'artillerie et général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Manneville-ès-Plains
Manneville-ès-Plains
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| Nom de naissance | Gustave Canu | |
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| Naissance | Manneville-ès-Plains |
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| Décès | (à 88 ans) Manneville-ès-Plains |
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| Origine | française | |
| Allégeance | ||
| Arme | Artillerie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1834 – 1879 | |
| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur (1879) | |
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Polytechnicien, il est président du Comité de l'artillerie de 1874 à 1879 et joue un rôle important dans la modernisation et le perfectionnement du matériel d'artillerie après la guerre de 1870.
Biographie
Famille
Il est le fils de Charles Louis Canu (1786-1856), adjudant major de l'Empire, et d'Antoinette Ledesvé d'Heudières (1792-1876).
Carrière militaire
Il entre à l'école polytechnique le et en sort le , sous-lieutenant élève d'artillerie à l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz. Lieutenant le , il est envoyé au 7e régiment d'artillerie à Bourges et en 1838, détaché comme officier instructeur à l'école de cavalerie de Saumur. II rejoint le 7e d'artillerie à Metz, est promu capitaine le et pourvu aussitôt des fonctions de capitaine d'équitation de son régiment. Canu exerce ces importantes fonctions jusqu'en 1848, époque à laquelle, devenu capitaine en premier, il prend le commandement de la 6e batterie du 7e régiment détachée à l'armée des Alpes[1].
Il prend part avec sa batterie au siège de Rome en , au sein de la 2e division du corps expéditionnaire de la Méditerranée. Il est blessé et amputé du bras gauche[1].
Chef d'escadron le , il est classé au 10e d'artillerie, et fait chevalier de la Légion d'honneur le [1].
Promu lieutenant-colonel le et nommé directeur à Constantine, il commande l'artillerie de la division Mac-Mahon pendant l'expédition de la grande Kabylie et rentre en France avec le grade de colonel, le [1].
Nommé d'abord directeur à Toulon, il est ensuite le commandant du 5e régiment d'artillerie à pied, à Grenoble. En 1859, il commande l'artillerie du camp de Châlons, est promu officier de la Légion d'honneur en et fait général de brigade le . Il commande alors l'artillerie dans la 8e division à Lyon, est fait commandeur de la Légion d'honneur le et général de division le , après avoir, pendant trois années commandé l'artillerie à Metz et pendant deux années la brigade de la Garde impériale[1].
Membre du comité d'artillerie en 1869, il est, lors de la déclaration de guerre à la Prusse en 1870, nommé aide-de-camp de l'Empereur Napoléon III et commandant de la réserve générale de l'artillerie de l'armée du Rhin[1].
En 1871, le général Canu est fait grand officier de la Légion d'honneur le [1].
Il devient en , président du Comité d'artillerie, vice-président du Comité de défense des côtes et reste membre de la commission des travaux publics. C'est pendant sa présidence du comité de l'artillerie qu'ont lieu toutes les expériences qui amènent l'établissement du nouveau matériel d'artillerie[1].
Au lendemain de la défaite de 1870, il faut reconstituer sur de nouvelles bases l'armement de l'artillerie ; le général Canu, appelé à la présidence du Comité au moment où les recherches et les essais commencent à porter leurs fruits, donne une vive impulsion à ces travaux et est pour beaucoup dans l'adoption, en 1877, du matériel de Bange qui se maintiendra pendant vingt ans à la tête des matériels européens. Entouré d'illustres collaborateurs, parmi lesquels le général Gras, il préside également à la création du matériel de siège et au changement d'armement de l'infanterie. Lorsqu'il quitte, en 1879, ses fonctions pour passer au cadre de réserve, la tâche qu'il a entreprise de donner à l'armée un armement moderne et perfectionné est entièrement accomplie[2].
Le général Canu est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le et classé le suivant dans la 2e section[1].
Il se retire alors dans son pays natal où il meurt le dans sa 89e année.
Décorations
Grand-croix de la Légion d'honneur (13 janvier 1879)
- Grand officier le
- Commandeur le
- Officier en
- Chevalier le
