Jean Georges Gustave Thomas Joassart, né à Liège, le et mort à Sarolay-Argenteau, le est un juriste belge et un membre du gouvernement belge, en exil, de 1942 à 1943.
Titulaire d'un doctorat en droit et d'une licence en sciences consulaires et commerciales de l'Université de Liège, il commence à travailler en 1906 comme responsable du service «contentieux» de l'usine d'armes FN à Herstal. En 1912, il devient secrétaire général au moment où la FN fabrique son millionième pistolet Browning, mais construit surtout des vélos, des motos et des voitures. En 1923, il devint propriétaire de la FN.
Après l'invasion de la Belgique par les Allemands en lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire sur le front, mais il est rapidement rappelé par le gouvernement belge, qui s'est installé au Havre, en France. Pendant la Première Guerre mondiale, Gustave Joassart aide, avec l'industriel Alexandre Galopin, le gouvernement français à fabriquer des armes lourdes et à créer la Manufacture d'armes de Paris.
Après la guerre, il devient directeur adjoint de l'Union financière et industrielle de la ville de Liège, qui fait partie de la Société Générale de Belgique. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1940, il a l'occasion de devenir président d'un groupe chargé de la fabrication de métaux pour les armées allemandes, mais il refuse et s'enfuit à Londres, où il arrive à la fin de l'année 1941 après un long voyage. De à , il est sous-secrétaire d'État de l'Aide aux réfugiés, du Travail et de la Prévoyance sociale au sein du gouvernement Pierlot V, en exil à Londres. Après son retour en Belgique en 1944, après la Libération, il préside la première Conférence nationale du travail.
Après la guerre, il doit aussi reconstruire la FN, car les Allemands avaient emporté une grande partie des machines. À partir de 1948, il décide de s'engager dans le secteur de la construction de moteurs d'avion au sein de l'entreprise. En 1950, à l'âge de 70 ans, il quitte la direction de la FN. Il resta toutefois administrateur général de l'usine jusqu'à sa mort en 1953, mandat qu'il exerçait depuis 1940.