Gustave Le Vavasseur

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Décès
Pseudonymes
Civilis, Gustave DelorneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Gustave Le Vavasseur
Portrait ornant le frontispice des Œuvres choisies de Gustave Le Vavasseur (1897).
Fonctions
Maire de La Lande-de-Lougé
à partir de
Secrétaire général
Société historique et archéologique de l'Orne
Président
Société historique et archéologique de l'Orne
Président
Société des antiquaires de Normandie
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
Civilis, Gustave DelorneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Collège de Juilly (à partir de )
Faculté de droit de Paris (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
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Genres artistiques
Archives conservées par

Gustave Le Vavasseur, né le à Argentan et mort le à La Lande-de-Lougé, est un poète et écrivain français.

Fils de Michel Le Vavasseur, inspecteur d’Enregistrement, et de Marie-Célestine Renault de la Renaudière[1], Le Vavasseur commença, en 1828, au collège de sa ville natale, où il se lia avec Philippe de Chennevières[1], des études, interrompues, au bout de deux ans, par les Trois Glorieuses, où il fait montre d’idées ultra-royalistes héritées de sa mère[2]. En 1833, il alla terminer ses études au collège de Juilly[3]. Il vint faire son droit à Paris et se fit recevoir avocat le , mais n’exerça guère[4]. Ayant fait la connaissance, à Paris, à la pension Railly, des poètes Ernest Prarond, Auguste Dozon, dit « d'Argonne » et Charles Baudelaire, il débuta de bonne heure dans la littérature et faillit même faire paraitre un volume de vers portant ces quatre signatures réunies avant que Baudelaire ne se récuse au dernier moment[1].

Il demeura, quant à lui, fidèle au fonds et la forme de la poésie classique[2], marquée par sa Normandie natale, publiant dès 1843, Vers, un recueil de poésies en collaboration avec ses amis Prarond et Dozon. Depuis cette époque, il ne cessa de donner chaque année des morceaux en vers et en prose où il faisait preuve du talent le plus souple et le plus varié. Son œuvre, un peu éparse, dont il a réuni lui-même la meilleure partie en quatre volumes, est considérable. Avec une réputation inférieure peut-être à son talent, Le Vavasseur jouissait cependant de l’estime d’admirateurs assez nombreux, et sa notoriété s’étendait bien au-delà des limites de sa province. À maintes reprises, le Polybiblion en a fait l’éloge. Excellant dans le tableau de genre, dans la pièce de circonstance, dans la strophe au rythme difficile, il fit école, et toute une pléiade de jeunes auteurs normands, Paul Harel, Charles Pitou, Achille Paysant, Joseph Germain-Lacour, Florentin Loriot, Wilfrid Challemel (d), Ernest Millet et beaucoup d’autres, lui demanda des conseils et imita son style et sa manière[5].

Après avoir passé quelque temps dans la capitale, il retourna dans son pays et s’établit dans la commune de Longé, dont il devint maire en 1849 et représentant le canton de Briouze au Conseil d’arrondissement en 1852 et Conseiller général en 1870[6].

En même temps qu’il cultivait la muse, Le Vavasseur se livrait à des travaux d’érudition. Il fut quelque temps président de la Société des antiquaires de Normandie, président de la Société historique et archéologique de l'Orne, dont il était resté secrétaire général[3].

Il a écrit sous les pseudonymes de « Civilis[7] » et « Gustave Delorne[8] ».

Jugements

« Jamais je n'ai vu d'homme si pompeusement et si franchement Normand[9] »

Œuvres

Notes et références

Pour approfondir

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