Guy Autret de Missirien

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Guy Autret de Missirien
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Guy Autret de Missirien, seigneur de Missirien[1], Lesergué[2], Kergoz[3], etc., est un historien et généalogiste français né vers 1599 à Goulien et mort à Paris le .

Guy Autret est né au manoir de Lezoualc'h en Goulien. Il est le second fils de Yves Autret[4] et de sa seconde épouse Gillette du Plessix[5]. Il eut pour parrain Guy Éder de La Fontenelle - qui, pendant les guerres de la Ligue, avait tué en 1595 le propre arrière-grand-père de Guy Autret, René de Lézoualc'h, et incendié partiellement son manoir[6].

Guy Autret perd sa mère à 19 ans. Sa santé fragile[7] l'empêcha de faire une carrière militaire comme il l'aurait souhaité (« Si Dieu m'avait donné autant de vigueur au corps qu'à l'esprit, je n'aurais jamais voulu mourir autrement que l'épée à la main » a-t-il écrit), il fit de brillantes études qui le firent remarquer par l'évêque de Quimper René du Louët. À sa majorité (25 ans) il s'installe au manoir de Lezergué en Ergué-Gabéric. La lecture de l'Histoire Généalogique du père Augustin du Paz, entachée de nombreuses erreurs le conduit à se consacrer à la généalogie. Il épouse Blanche Lohéac en 1625. Il entreprend une correspondance suivie avec Pierre D'hozier, auteur d'une Généalogie des principales familles de France. Il se rend plusieurs fois à Paris auprès de son mentor. En 1637 il publie ses Annotations sur les lettres patentes du Roy portant commission de convoquer le ban et l'arrière-ban de Bretagne. Ce texte juridique qui conteste cette convocation pour un conflit étranger aux Bretons s'élève l'absolutisme royal au nom du Traité d'Union de la Bretagne à la France de 1532. En 1642 il publie son grand projet d' Histoire généalogique de Bretagne. Il y travaillera jusqu'à sa mort en 1660 sans pouvoir la terminer. Il publie deux articles dans La Gazette de Théophraste Renaudot sur Le Voyage d'Henriette de France en Bretagne (14 et )[8]. Il perd sa première femme en 1649 et se remarie en 1652 à Françoise Le Borgne de Lesquiffiou. Il ne laissera pas de descendance.

Il vécut essentiellement au manoir de Lézergué et s'occupa des nombreux biens qu'il possédait, en particulier à Ergué-Gabéric, revendiquant également par maintes procédures des droits juridictionnels sur l'église de cette paroisse.Sa santé se dégradant, il fait construire une chapelle dédiée à Saint Joachim près de son manoir de Lezergué en 1653 et travaille à la seconde édition de la Vie des Saints de la Bretagne d'Albert Le Grand qui sera publiée en 1659, un an avant sa mort, le à Paris. Il est enterré dans l'église Saint Sulpice.

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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