Guy Chaty

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Naissance
Bobigny
Activité principale
Distinctions
Prix Jean-Cocteau 2011 de la Société des poètes français, Prix des lecteurs Printemps des Poètes 2014
Guy Chaty
Description de l'image guy-chaty.jpg.
Naissance
Bobigny
Décès (à 85 ans)
20e arrondissement de Paris
Activité principale
Distinctions
Prix Jean-Cocteau 2011 de la Société des poètes français, Prix des lecteurs Printemps des Poètes 2014

Guy Chaty, né le à Bobigny et mort à Paris 20e le [1], est un écrivain, poète et chercheur en informatique français.

Ses parents sont lorrains. Son père travaille aux chemins de fer, au début comme chauffeur de locomotive puis préposé aux manœuvres des trains. Après des études primaires à Bobigny, il entre en 1944 aux cours complémentaires à Pantin, puis en 1948 au collège Chaptal à Paris. En 1950, il intègre l'École normale d'instituteurs d'Auteuil, où il a Georges Hyvernaud comme professeur de lettres. Il passe un baccalauréat Mathélem en 1951.

En 1954, il est nommé instituteur à Drancy, où il restera trois ans. Il s'initie alors à la psychologie de l'enfant et adhère au Parti socialiste unifié (PSU). En 1957, il est détaché dans un institut pédagogique de l'enseignement secondaire (IPES), où il obtient en 1959 les licences de mathématiques pures et mathématiques appliquées. En 1960, il obtient le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique (CAPET) avec mention « très bien »; son jury est présidé par Louis Couffignal[2]. Il est alors nommé professeur certifié au lycée Diderot à Paris.

De à , il effectue son service militaire, puis reprend des études supérieures. Il soutient une thèse de troisième cycle[3] en 1966, mais doit attendre 1968 pour entrer dans l'enseignement supérieur comme maître-assistant de mathématiques. Parallèlement à son service d'enseignement, il prépare une thèse d'État en mathématiques, soutenue en 1971[4]; ces deux thèses étaient sous la direction de Claude-François Picard, dont il rejoint le laboratoire (le GR22 du CNRS, à l'université Paris VI) en 1972. Avec son collaborateur Michel Chein, il y fonde, à une époque où l'informatique théorique est encore balbutiante, l'équipe « Graphes et optimisation combinatoire »[5], au sein de laquelle il effectue sa recherche de 1972 à 1980. En ce qui concerne l'enseignement, il est nommé en 1972 maître de conférences à l'Université Paris-XIII, puis professeur sans chaire[6] en 1978 et professeur des universités le [7]. De 1981 à 2004, il poursuivra sa recherche au laboratoire d'informatique de Paris Nord[8]. En 1976, il est élu chef du département informatique de l'IUT de Villetaneuse, puis, de 1982 à 1987, il est le vice-président de l'université, chargé des relations avec l'environnement régional. Après son départ en retraite en 1997, il est nommé professeur émérite en informatique ; il le restera jusqu'en 2004.

De 1998 à 2020, il est président de l'ALAMO (Atelier de littérature assistée par la mathématique et les ordinateurs, association fondée en 1981 par Paul Braffort et Jacques Roubaud, qui prolonge[Quoi ?] l'Oulipo via l'informatique)[9]. Il participe également à plusieurs sociétés littéraires ou artistiques : ARPO[10], Comité Aliénor[11], PEN club français, SACD, SACEM, Société des Lecteurs de Georges Hyvernaud. Il est membre de la direction de rédaction collective de la revue Poésie première[12], du comité de lecture des revues Poésie sur Seine et Interventions à haute voix.

Durant sa carrière d'enseignant-chercheur, il travaille essentiellement en théorie des graphes et traitement automatique du langage naturel, et publie notamment plusieurs ouvrages pour les étudiants de premier cycle universitaire. En parallèle, il est également auteurs de nombreux ouvrages de poésie, de théâtre. il obtient le prix Jean-Cocteau de la Société des poètes français en 2011 et le prix des lecteurs Lire et Faire Lire au Printemps des Poètes en 2014. Il a aussi écrit pour Le Monde, Libération, La Vie, Aujourd'hui Poème.

Il est détecté positif au COVID-19 le , avant d'être admis le aux urgences de l’hôpital Tenon pour une pneumonie qui finit par l'emporter une semaine plus tard.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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