Général-Ernouf
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Durant les guerres napoléoniennes, au moins quatre navires corsaires français sont baptisés Général-Ernouf, en hommage à Jean Augustin Ernouf, général d'Empire et gouverneur de la colonie de Guadeloupe :
- Le Général-Ernouf (ou Général-Erneuf dans certaines archives britanniques[1]) est l'ancien HMS Lilly, capturé par les Français en 1804. Il est détruit en 1805 lors d'un engagement avec le HMS Renard, par une explosion dont sont victimes plusieurs marins dont son commandant, le capitaine corsaire Paul Giraud-Lapointe[2].
- Le Général-Ernouf (1805-1808) est un brick danois de 16 canons, initialement commandé par le capitaine corsaire français Alexis Grassin[3]. Selon une autre source il s'agit d'un bateau suédois pris à Saint-Barthélemy. Ce document précise que le Général-Ernouf est armé de 30 canons et dispose d'un équipage de 200 hommes[4]. Le , il capture le Ruckers, commandé par Soper, et l’envoie en Guadeloupe. Le , il capture l'Elizabeth, commandé par Murphy, alors que celui-ci fait route de Plymouth vers le Surinam, et l'envoie en Guadeloupe. Le , il capture la goélette de 10 canons HMS Tobago. En 1807, il livre un combat indécis contre HMS Mosambique. Le , le Général-Ernouf sous le commandement de Grassin, capture la goélette HMS Barbara[5] Quelques jours plus tard, il s'empare du navire négrier Elizabeth. Vers il en capture un autre, le Harriet qui fait route d'Afrique vers les Antilles, et l'envoie peut-être à Cayenne[6]. Il est pris par le HMS Arethusa le .
- Le Général-Ernouf (1809-1809)[7] est une goélette. Les versions de sa destruction le divergent. Elle est alors amarrée sous les canons de la batterie Sainte-Marie, sur la côte est du sud de la Guadeloupe. Les Français affirment avoir sabordé le navire pour éviter sa capture par les HMS Hazard et HMS Pelorus ; le capitaine du Hazard revendique l'avoir fait incendier par une équipe d'abordage.
- Le Général Ernouf (1810–1810) est un brick à 6 canons[7] que le HMS Freya (ou Freija ) capture le [8].