Gérard Bougrier

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Gérard Bougrier, né le à Rennes, est un haut fonctionnaire français.

Gérard Bougrier est le fils de Pierre Bougrier, fonctionnaire. Marié en 1970, il a quatre enfants. Originaire de Rennes, il fait ses études à Lorient, Bône (Algérie), Vannes, Angoulême puis à la faculté de droit de Bordeaux[1].

Formation

Gérard Bougrier est diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (IEP Bordeaux). En 1994-1995, il est auditeur à l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN)[1].

Carrière dans la préfectorale

Postes occupés

Il est administrateur civil, puis préfet, notamment préfet adjoint pour la sécurité en Corse (poste souvent qualifié dans la presse de « préfet de police »[2]), avant d'entrer dans l'Inspection générale de l'administration (IGA)[1] :

L'assassinat du préfet Claude Érignac

Lors des enquêtes qui ont suivi l'assassinat du préfet Claude Érignac le , il a souvent été fait état de la note que Gérard Bougrier, alors préfet adjoint pour la sécurité auprès des préfets de la Corse-du-Sud et de la Haute-Corse, avait rédigé le , peu de temps avant d'être nommé préfet des Hautes-Pyrénées[8],[9]. Dans cette note envoyée à la direction du cabinet du ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, il estimait que « des investigations approfondies » de l'Inspection générale des Finances (IGF) sont nécessaires dans trois domaines[10],[11],[12] :

  • l'agriculture, il cite plusieurs noms et particulièrement celui de Marcel Lorenzoni ;
  • le banditisme, avec deux familles connues pour leurs liens avec le gang de la Brise de Mer ;
  • les investissements, dossiers qui touchent notamment des nationalistes de divers bords. Il demande également de se pencher sur les comptes du Crédit agricole et de la Caisse de développement économique de la Corse.

Dans ce cadre, Gérard Bougrier sera longuement entendu par la commission d'enquête parlementaire sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse[13].

Après la retraite

Gérard Bougrier prend sa retraite en 2009 et s'investit dans le bénévolat :

  • nommé le [14] directeur musical du chœur d'hommes Greg'orian spécialisé dans le chant grégorien et du chant byzantin, et donne des concerts au profit de l'association vannetaise de soins palliatifs « source de vie »[15] ;
  • élu en [16] président départemental de l'organisation de bienfaisance Société de Saint-Vincent-de-Paul, organisation pour laquelle il a mis en place un partenariat avec l'Union générale sportive de l'enseignement libre (UGSEL), la fédération française de sport scolaire de l'enseignement privé[17], responsabilités qu'il exerce encore en 2013[18] ;
  • conférencier sur le thème « Le bénévolat, le don et la gratuité », notamment au sein du Mouvement chrétien des retraités (MCR56)[19].

Distinctions

Le , Gérard Bougrier est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « sous-préfet d'Antony ; 28 ans de services civils et militaires »[20]. Il est fait chevalier de l'ordre le puis promu au grade d'officier dans l'ordre le au titre de « inspecteur général de l'administration »[21].

Gérard Bougrier est également officier dans l'ordre national du Mérite, chevalier de l'ordre des Palmes académiques et de l'ordre du Mérite agricole[1].

Fin 1999, alors qu'il est préfet des Hautes-Pyrénées, Gérard Bougrier reçoit le « prix cactus » décerné par le club de la presse des Hautes-Pyrénées qui récompense, par cette plante piquante, celui ou celle, qui par son attitude ou ses actes a rendu difficile le travail d'information de la presse[22].

Ouvrages

Pour approfondir

Notes et références

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