Wikiwand AI

Gérard Daucourt

prélat catholique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Gérard Daucourt, né le à Delémont (Suisse), est un évêque catholique franco-suisse, successivement évêque de Troyes, d'Orléans et de Nanterre. Il est évêque émérite depuis 2013.

Nom de naissanceGérard Antoine Léopold Daucourt
Naissance (85 ans)
Delémont (Suisse)
Faits en bref Biographie, Nom de naissance ...
Gérard Daucourt
Biographie
Nom de naissance Gérard Antoine Léopold Daucourt
Naissance (85 ans)
Delémont (Suisse)
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par
Lucien Daloz
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Nanterre
Évêque de Nanterre
Évêque d'Orléans
Évêque de Troyes
Évêque coadjuteur de Troyes
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org
Fermer

Biographie

Formation

Gérard Daucourt a suivi sa formation de philosophie et de théologie à Besançon avant de la compléter à l'Institut catholique de Paris, en se spécialisant dans le domaine de l'œcuménisme.

Principaux ministères

Ordonné prêtre à l'âge de 25 ans, le , pour le diocèse de Besançon, il a commencé son ministère presbytéral pendant cinq ans comme vicaire à Montbéliard. Il est ensuite devenu supérieur du foyer-séminaire de Besançon en 1971, puis supérieur du séminaire interdiocésain de 2e et 3e cycle de Besançon en 1977, cumulant cette responsabilité avec celle de délégué diocésain à l'œcuménisme.

C'est alors qu'il est appelé à la Curie romaine de 1984 à 1991, comme délégué de la section orientale au Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens. Il garde cependant des activités pastorales, en particulier auprès de personnes handicapées.

Nommé évêque coadjuteur du diocèse de Troyes le , il est consacré le par l'archevêque de Besançon Lucien Daloz avec comme co-consécrateurs l'évêque de Troyes André Fauchet et l'évêque titulaire de Thibaris (de) Pierre Duprey (it). Il succède à André Fauchet comme évêque diocésain le , il est nommé par le pape Jean-Paul II en décembre 1992 membre du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens[1].

Il est élu président de la commission épiscopale sur l'unité des chrétiens de la conférence des évêques de France en 1993[2].

Gérard Daucourt a contribué au rayonnement de la maison d'Église Notre-Dame de Pentecôte à la Défense, dans la continuité de son prédécesseur François Favreau qui a initié et consacré ce projet qui a vocation à être, selon son expression, un laboratoire pour l'évangélisation de la société laïque et sécularisée en France[3].

Il est ensuite nommé évêque d'Orléans le , puis évêque de Nanterre le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été membre de la Commission pour les ministères ordonnés. Depuis 2007, il est membre de la Commission de la Mission de France.

Pour le Saint-Siège, il est toujours membre du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens. Il est aussi membre du Comité de coordination de la Commission internationale de dialogue entre l'Église catholique et les Églises orthodoxes dans leur ensemble.

Par ailleurs, il est évêque accompagnateur de la Fédération internationale des communautés de l'Arche de Jean Vanier.

Le , le pape François accepte sa démission pour raisons de santé[4]. Il reste administrateur apostolique du diocèse jusqu'à la nomination et la prise de fonction de son successeur.

Prises de position

Violences urbaines de 2005

Le , alors que d'importantes violences urbaines secouent les banlieues françaises, Gérard Daucourt condamne la violence dans un communiqué où il affirme qu'il ne faut pas faire une lecture religieuse de ces événements tragiques[5].

Frère Roger de Taizé

En réponse à un article du Monde du , qui en s'appuyant en particulier sur le fait qu'il ait reçu la communion à Rome lors des obsèques de Jean-Paul II, parlait d'une conversion cachée au catholicisme de frère Roger, fondateur de la communauté de Taizé, Gérard Daucourt a opposé un démenti formel le . Il y parle de « communion de foi que frère Roger vivait avec l'Église catholique » et non de « pleine communion dans l'Église catholique »[6].

Dialogue avec les Églises orthodoxes

Le dialogue avec les Églises orthodoxes est l'un de ses plus importants engagements. Il est ainsi considéré comme un ami par beaucoup de dignitaires de cette confession chrétienne[7].

Le , à l'occasion du 800e anniversaire de la prise de Constantinople par les croisés, le cardinal Philippe Barbarin et Gérard Daucourt ont posé un geste de pardon et de fraternité envers les Églises orthodoxes[8].

Un évêque « pasteur »

Malgré sa charge d'évêque d'un des plus gros diocèses de France, il cherche à rester un pasteur, proche des plus faibles ou des personnes handicapées, d'où son engagement auprès de la communauté de l'Arche[9].

Élection présidentielle de 2007

Il appelle les chrétiens à voter lors de l'élection même si aucun programme ne coïncide parfaitement avec l'Évangile. En effet, selon lui, s'abstenir est un péché[10].

Affaire d'excommunications au Brésil

Gérard Daucourt est l'auteur en 2009 d'une lettre ouverte à Jose Cardoso Sobrhinho, archevêque de Recife dans laquelle il critique l'attitude du prélat qui avait excommunié la mère d’une fillette de 9 ans enceinte après avoir été violée par son beau-père[11].

Affaire Olivier de Scitivaux

Dans cette affaire d'abus sexuels sur mineurs mettant en cause un prêtre français du diocèse d'Orléans, une responsable d’aumônerie d’Orléans reçoit dès 1997 des signalements de parents sur le comportement d'Olivier de Scitivaux. Elle les transmet au vicaire général, François Maupu (1989-1997), qui lui demande de garder le silence et de se contenter de prévenir le prêtre des plaintes des familles. Olivier de Scitivaux est finalement déplacé, mais toujours au contact de jeunes. La responsable d'aumônerie continue par la suite pendant quinze ans à alerter les successeurs de l'évêque, Gérard Daucourt, ainsi que leurs vicaires généraux, Nicolas Souchu (2000 et 2008) et Jean-Marc Eychenne (2009-2014) qui ne signalent pas les faits à la justice. Nicolas Souchu est également prévenu en 2007 et 2012 par une religieuse en prévision d'un pèlerinage à Rome avec des collégiens accompagnés par Olivier de Scitivaux. Le vicaire général lui affirme qu’une enquête a été menée, alors que la justice n'est informée qu'en 2018.

Lors du procès de 2024, cité comme témoin, Gérard Daucourt affirme qu'il n'avait recueilli « ni plainte ni preuve ». De leur côté, les vicaires généraux, François Maupu et Nicolas Souchu, disent ne pas se souvenir des alertes concernant Olivier de Scitivaux. Après avoir quitté leurs postes de vicaires généraux, Nicolas Souchu et Jean-Marc Eychenne ont été depuis consacrés évêques, respectivement en 2009 et 2015.

Succession apostolique

Gérard Daucourt a ordonné les évêques suivants[12] :

Ouvrages

  • Le nouveau printemps de la foi en Russie avec Irène Semenoff et Nikita Struve, Saint-Paul éditions, 2000.
  • Les sources et les grands larges, Parole et Silence, 2003.
  • Chemins vers l'unité : La communion dans l'Église, Parole et Silence, 2005.
  • Dieu, chemin vers l'homme ; l'homme chemin vers Dieu, Parole et Silence, 2006.
  • La miséricorde pour tous... sauf pour les prêtres ?, Éditions du Cerf, 2015.
  • Prêtres en morceaux, Éditions du Cerf, 2022.

Voir aussi

Bibliographie

  • Gérard Daucourt, une vie d'évêque, Anne-Sophie Andreu et Robert Masson, Parole et Silence, 2003.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks