Gérard Gaultier de Carville

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 20 ans)
GuiscriffVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Militaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Gérard Gaultier de Carville
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 20 ans)
GuiscriffVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Militaire, résistantVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Conflit
Distinctions

Gérard Gaultier de Carville, né le à Saint-Amand-de-Vendôme et mort pour la France le à Guiscriff, est un officier et résistant français.

Gérard Gaultier de Carville est le fils de Robert Gaultier de Carville (1895-1976) et d'Antoinette Louise Isabelle Marie de Vivès. Son père, ancien combattant de la Grande Guerre, s'engage dans la Résistance au sein du mouvement Libération-Nord, dont il devient chargé de la centralisation nationale du renseignement. Arrêté en , il est déporté aux camps de Buchenwald, de Dora puis de Bergen-Belsen[1].

Élève et scout de France à Vannes lors de l'appel du 18 juin, Gérard de Carville, alors âgé de seize ans, s'embarque immédiatement pour l'Angleterre et s'engage dans les Forces françaises libres (FFL) après l'Armistice. Il suit sa formation à l'École des cadets de la France libre (promotion « Libération »), dont il sort aspirant deux ans plus tard. Face à la crainte d'une attaque japonaise, il est envoyé commander une section en Nouvelle-Calédonie (). Rentré au Royaume-Uni en , il est volontaire pour intégrer les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Après une formation de plusieurs mois, il est breveté à Ringway.

Le , dans le cadre des Opérations SAS en Bretagne, il est parachuté dans le secteur de Duault où les Special Air Service (SAS) implantent la base « Samwest ». La base Samwest est attaquée par la Wehrmacht le suivant et dispersée. Il fait alors partie des SAS chargés de monter une base dans les environs de Guern-Pontivy (Morbihan), dans le cadre de l'Opération Grog, afin d'y regrouper et former des combattants des Forces françaises de l'intérieur (FFI).

À la fin du mois de , il prend le commandandement des maquis FFI de la région de Guiscriff formant une unité de trois cents hommes. Mi-juillet, il réalise la liaison avec l'équipe Jedburgh du major Ogden-Smith, parachutée les jours précédents avec des armes et munitions. Le , il réussit à échapper à l'encerclement par des soldats allemands près de Querrien, alors que le major Ogden-Smith et Maurice Miodon sont quant à eux tués.

À la tête du maquis, il mène, le , une opération avec quatre-vingt hommes du secteur de Guiscriff visant à empêcher l'entrée de Rosporden à une colonne de camions allemands qui se replient sur Lorient, mission qu'il mène à bien. Grièvement blessé lors de la fusillade le , il succombe à ses blessures le lendemain.

Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Guiscriff, aux côtés de Maurice Miodon et du major Colin Ogden-Smith.

Hommages et distinctions

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI