Gérard Jean-Baptiste II Scotin ou Gérard Jean-Baptiste Scotin le jeune (1698 - vers 1755) est un graveur français, lié à la dynastie des Scotin, graveurs depuis le début du XVIIe siècle.
Illustration tirée des Fables de John Gay, gravée par G. Scotin d'après Gravelot, et tirée par James Knapton & Cie à Londres le 29 septembre 1738 (Fonds Welcome).
Né à Paris le , son père est le graveur Gérard Jean-Baptiste I Scotin (dit «l'aîné», 1671-1716), avec lequel on ne doit pas le confondre, lequel est par ailleurs frère d'une autre graveur, Jean-Baptiste Scotin. Sa mère s'appelle Marguerite Michez[1]. Il est sans doute très jeune devenu l'apprenti de son père.
Vers 1720-1722, il travaille à la gravure de divers plans et cartographies[2].
Quant, au printemps 1743, William Hogarth lance une souscription pour une série de gravures intitulées Marriage A-la-Mode, il entend faire appel aux «maîtres de Paris», soit les meilleurs graveurs français pour l'y aider. La dégradation des relations politiques entre l'Angleterre et la France, font qu'Hogarth va contacter trois graveurs français déjà installés à Londres: Bernard Baron, Simon François Ravenet et Scotin. Ceux-ci exécutèrent une partie des six gravures que compte la série, Hogarth se contentant de graver les têtes des personnages. Il est possible que Scotin ait travaillé sur La Carrière d'un libertin (1734-1735), ce qui signifierait qu'il était déjà à Londres dix ans plus tôt[5], ce que semble confirmer sa longue collaboration avec Hubert-François Gravelot.
En effet, de 1733 à 1745, plusieurs ouvrages de librairies contenant des illustrations de Gravelot, également installé dans cette ville, sont traduites en gravure par Scotin; livres auxquels s'ajoutent plusieurs planches dessinées par le même Gravelot[1].
↑Émile Dacier, La Gravure française, Larousse, collection «Arts, styles et techniques », [1944], p.172.
↑«Le Mariage à la mode» [notice n° 78], par Christine Ridding, dans William Hogarth, Paris, Hazan/Musée du Louvre éditions, 2006, (ISBN9782754101158), p.146.