Gérard Lapointe

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Gérard Lapointe
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Conseil supérieur de la langue française (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Gérard Lapointe (1931- 2026) était un sociologue québécois dont les travaux ont marqué la sociologie urbaine et la sociologie rurale dans les années 1960. Il a travaillé également dans plusieurs ministères (Éducation, Développement culturel, Affaires internationales) du gouvernement québécois et joué un rôle dans la défense et la promotion de la langue française dans les années 1970 et 1980.

Le jeune homme

Gérard Lapointe fait son cours classique au Petit séminaire de Québec, qu'il termine en 1952.

Pendant ses années au Petit séminaire, il occupe un temps le poste de président des Jeunesses étudiantes catholiques pour le Diocèse de Québec. Puis, pendant un an, en 1952-1953, outre ses fonctions de président, il occupe le poste de permanent de la JEC auprès du Diocèse de Québec, un travail bénévole.

L'étudiant universitaire et le sociologue

Gérard Lapointe s'inscrit comme étudiant au département de sociologie de l'Université Laval en 1953[1]. Il devient alors actif à l'Action catholique universitaire où sa future épouse, Denise Drouin, est également impliquée. Ils y noueront des amitiés solides qui traverseront les années.

En 1957, à la création du Centre d'étude en sociologie religieuse de l'Université Laval, il participe avec Fernand Dumont, Yves Martin et Jacques Grandmaison à la première étude québécoise dans le domaine, qui est consacrée au diocèse de Saint-Jérôme.

Son mémoire de maîtrise, présenté en 1958, sous le titre Le pouvoir municipal : essais sur les fonctions municipales à Beauport[2], est le fruit d'une recherche menée sous la direction du sociologue de la culture Fernand Dumont.

De 1960 à 1963, il se consacre à des études de troisième cycle en sociologie religieuse à l'École pratique des hautes études à Paris sous la direction de Gabriel Le Bras et avec l'aide de François-André Isambert[3]. Le sujet et titre de sa thèse est Structures sociales et attitudes religieuses, Étude Sociologique du diocèse de Ste-Anne-de la-Pocatière[4].

En 1964, le Centre d'étude en sociologie religieuse de l'université Laval publie son étude intitulée La Côte de Beauport, De la dispersion rurale à la banlieue résidentielle.

Ses travaux sur la ville de Beauport et le diocèse de La Pocatière ont marqué la sociologie urbaine et la sociologie religieuse en pleine Révolution tranquille.

Le haut fonctionnaire

Il exerce ensuite diverses fonctions au sein de ministères du gouvernement québécois (Éducation, Développement culturel, Affaires internationales).

Au ministère de l'éducation, Gérard Lapointe entre en fonction à la Direction de la planification en 1967[5].

Puis, il est conseiller culturel en éducation à la Délégation générale du Québec à Paris[5] de 1971 à 1976.

Enfin, au ministère des Affaires internationales, il est directeur adjoint de la Direction France, responsable de la coopération avec la France[5].

Le défenseur de la langue française

Logo du Conseil de la langue française.

Sous le ministre du développement culturel Camille Laurin, il s'implique activement dans le projet de « Livre blanc » sur la culture (sorti en 1977 sous le titre La politique québécoise de la langue française et annonçant les grandes lignes de la « Charte de la langue française » ou « Loi 101 »).

Après un passage comme professeur à l'École nationale d'administration publique (ENAP) ou il enseigne notamment l'évolution des politiques d'éducation au Québec, il occupe le poste de secrétaire du Conseil de la langue française (CLF) de 1979 à 1990[5].

En 1981, il préside un colloque international sur l’avenir du français dans les communications scientifiques et techniques, dont les actes seront publiés par le Conseil de la langue française, en 1983.

Il est l'auteur, en 1998, d'une histoire des vingt premières années (1978-1998) de cet organisme de la Loi 101, et en 2008, le co-auteur, avec Yvan Lajoie, de l'histoire, de 1978 à 2008, de son successeur, le Conseil supérieur de la langue française.

Le libraire

À sa retraite, il se porte acquéreur du fonds de livres de la Librairie Lafond, propriété de Roger Auger, avec Denise, son épouse, et son fils Simon Lapointe, un musicien. La librairie, spécialisée dans le domaine du livre ancien canadien et québécois[5], portait le nom de Au Vieux-Havre et était située rue des Navigateurs, à Québec.

Il s'intéresse, pendant ces années de retraite, à l'histoire de la ville de Québec et de ses alentours[5] ainsi qu'à celle de la municipalité de Rivière-Ouelle où il passe de nombreux étés. L'humaniste qu'il était continu alors de lire avidement dans tous les domaines, historique, philosophique, scientifique, etc., sans négliger les œuvres de littérature française dont il était féru.

Distinctions

En 1960, il est récipiendaire d'une bourse d'étude de la Fondation Christ-Roi, qui financera ses études de troisième cycle à Paris.

Il était également chevalier de l’Ordre national du mérite de la République française.

Publications

Notes et références

Voir aussi

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