Gérard Orth
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| Directeur de recherche au CNRS |
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Gérard Charles Jacques Orth |
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| Distinctions | Liste détaillée Médaille d'argent du CNRS () Prix Robert-Koch (en) () Prix Leopold-Griffuel () Officier de l'ordre national du Mérite () |
Gérard Orth, né le à Paris où il est mort le [1],[2], est un virologiste français, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Institut Pasteur.
Gérard Orth consacre ses travaux à l'étude du rôle des virus dans la genèse de cancers humains. Ses recherches portent sur les papillomavirus, leur association à des tumeurs bénignes ainsi qu'à des cancers de la peau et du col de l'utérus. Il est membre de l'Académie des sciences[3] et de l'Académie vétérinaire de France.
Gérard Orth est diplômé de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (1959), de l'Institut Pasteur (1960) et de la faculté des sciences de Paris (1963-1964).
Ses activités scientifiques se sont déroulées à l'Institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif, dans le laboratoire de Claude Paoletti (1962-1979), puis à l'Institut Pasteur (IP), Paris (1980-aujourd’hui).
Il a été chercheur statutaire à l'INRA (1963-1965), au CNRS (1966-2001), à l’Institut Pasteur (1992-2003 ; chercheur invité depuis 2004). Il a dirigé plusieurs laboratoires : Unité de recherche sur l’étiologie virale des cancers humains, IGR (1975-1979) ; Unité des papillomavirus, IP (1980-2003) ; Unité 190 Inserm (1977-2000). Chef du Département de Virologie, IP (1991-1996, 2001-2003).
Travaux scientifiques
Gérard Orth a consacré ses travaux au rôle des papillomavirus (PV) dans la genèse des tumeurs bénignes ainsi que des cancers de la peau et du col de l'utérus[4] en prenant pour modèles l’épidermodysplasie verruciforme (EV), une maladie autosomique récessive cutanée rare, associée un risque élevé de carcinomes cutanés (en collaboration avec Stefania Jablonska)[5],[6],[7] et les verrues et les cancers cutanés induits par un PV chez le lapin[8],[9],[10]. Nombreuses contributions originales à la connaissance de la pluralité des PV humains infectant la peau[11],[12],[13],[14] et les muqueuses [15], de leur biologie, de leur pouvoir pathogène ou de leur potentiel oncogène[5],[6],[7],[8],[10],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22], à la compréhension des mécanismes et des facteurs mis en jeu dans l’expression des propriétés biologiques des PV [8],[10],[17],[19],[21], en particulier, les facteurs génétiques[9],[10],[23],[24],[25],[26], et à la prévention des maladies associées[27]. A coordonné avec Philippe Sansonetti la rédaction d’un rapport de l’Académie des sciences sur la maîtrise de maladies infectieuses[28], dans le contexte du concept « Une santé, une médecine », et celle d’un rapport de l’Académie vétérinaire de France sur la recherche dans les Écoles nationales vétérinaires [29].