Günter Maschke
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Deutsche Friedens-Union (d) |
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Günter Maschke, né le à Erfurt et mort le à Francfort-sur-le-Main[1], est un politologue allemand proche du courant de la « Nouvelle Droite ».
Engagé à l'extrême gauche dans sa jeunesse, Günter Maschke quitte l'Allemagne pour éviter le service militaire (par hostilité à la Bundeswehr, non par pacifisme), se réfugie à Paris, Zurich, en Suisse, puis s'établit à Vienne, où il introduit les thèses de l'École de Francfort et organise les groupes de l'opposition extra-parlementaire.
Arrêté en 1967 au cours d'une manifestation contre la guerre du Viêt Nam, le jeune activiste s'exile à Cuba, où, accueilli comme réfugié politique, il sert dans l'armée cubaine. Mais, deux ans plus tard, ce turbulent ressortissant allemand est expulsé de La Havane pour « activités contre-révolutionnaires »[2], et doit finalement purger dans son pays une peine d'un an de prison. Devenu journaliste, il travaille notamment au Frankfurter Allgemeine Zeitung, avant de le quitter à la suite d'une polémique suscitée par une notice nécrologique qu'il a consacrée à Carl Schmitt.
De fait, la découverte de la pensée du juriste controversé et sa rencontre avec lui ont exercé une grande influence sur l'ancien activiste, l'amenant à reconsidérer ses anciennes idées et lui faisant découvrir des doctrinaires contre-révolutionnaires tels que Donoso Cortés et Joseph de Maistre.
Günter Maschke écrit dans plusieurs revues, dont Junge Freiheit.
Théories
Poursuivant une œuvre touchant plusieurs domaines, « de la géopolitique au droit et à la philosophie », le penseur reprend la réflexion schmittienne sur le retour de la « guerre juste » — qu'il assimile à une « guerre sainte » (car elle ne connaîtrait aucune limite et légitimerait tous les moyens). Selon lui, celle-ci permet aux grandes puissances de criminaliser leurs ennemis, en criminalisant la guerre elle-même (les « agressions » contre lesquelles la « communauté internationale » doit riposter), pour donner libre cours à leur appétit de domination sous couleur de la « conscience universelle ».
