Habib Reda
artiste algérien
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Habib Reda (de son vrai nom Mohamed Hattab), né le à Miliana (wilaya d'Aïn Defla) et mort en 2013 à Alger, est un comédien et musicien algérien. Il est notamment connu pour sa participation à des productions maghrébines d'avant-guerre et pour des apparitions au cinéma international, dont le film Z (1969) de Costa-Gavras[2],[3].
Biographie
Mohamed Hattab, connu sous le nom artistique Habib Réda, né le 28 mars 1919 à Miliana (wilaya d'Aïn Defla) en Algérie. Il mène une carrière artistique multiple : acteur de théâtre et de cinéma, chanteur/musicien et compositeur. Il est présent dans plusieurs films tournés au Maghreb dès les années 1940 (notamment Kenzi / Mon trésor en 1948) et apparaît également dans des productions internationales, comme le film Z (1969)[1],[4].
En 1955, il abandonne sa carrière artistique pour rejoindre la guerre de libération nationale. Il devient un des responsables de la Zone autonome d'Alger, posant des bombes. Il est arrêté et condamné à mort en 1957. Emprisonné à l'école Sarrouy devenue un centre d'interrogatoire, il y est torturé[5].
Il a travaillé comme acteur et comme compositeur/et parfois interprète de musiques de film (il est crédité pour la musique de Kenzi / Mon trésor). Il a été actif dans le cinéma nord-africain d'après-guerre et a conservé des interventions ponctuelles dans des productions internationales (crédits de distribution) jusqu’aux années 1960-1970[6].
Il est décédé en 2013 à l'âge de 94 ans à Alger et inhumé dans le cimetière El Kettar[5].
Filmographie
Cinéma
Théâtre
- 1965: Ma Yenfaa ghir essah — crédité comme metteur en scène[9]
- 1965: Monserrat — Mise en scène collective, supervisée par Habib Reda
Discographie
Réception et postérité
Habib Réda est mentionné par des répertoires spécialisés sur le cinéma maghrébin comme une figure active dès l’époque des premiers films parlants au Maghreb (années 1940) et comme intervenant de la génération d’acteurs algériens qui a œuvré au théâtre et au cinéma local. Sa présence dans le film politique Z (1969) lui donne également un crédit dans une production internationale majeure[2].