Hadja Mémounatou Ibrahima
femme politique et parlementaire togolaise
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Hadja Mémounatou Ibrahima, aussi appelée Mémounatou Ibrahima, est une femme politique, ministre et parlementaire togolaise. Depuis le , elle est la première femme présidente du Parlement de la CEDEAO.
| Hadja Mémounatou Ibrahima | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente du parlement de la CEDEAO | |
| En fonction depuis le (2 ans, 3 mois et 16 jours) |
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| Prédécesseur | Sidie Mohamed Tunis |
| Deuxième vice-présidente de l'Assemblée nationale | |
| – (5 ans, 3 mois et 6 jours) |
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| Députée à l'Assemblée nationale du Togo | |
| En fonction depuis le (7 ans, 8 mois et 19 jours) |
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| Élection | 20 décembre 2018 |
| Réélection | 29 avril 2024 |
| Circonscription | Circonscription de Agoé–Nyivé |
| Législature | VIIe (Quatrième République) 1re (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNIR |
| Ministre conseillère | |
| – ? | |
| Président | Faure Gnassingbé |
| Ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale[N 1] | |
| – (5 ans, 7 mois et 11 jours) |
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| Président | Gnassingbé Eyadéma |
| Gouvernement | Agboyibo Mally Houngbo I et II |
| Prédécesseur | Kangni Sokpo Diallo |
| Successeur | Dédé Ekoué |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Hadja Mémounatou Ibrahima |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Guérin-Kouka |
| Nationalité | |
| Parti politique | UNIR |
| modifier |
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Biographie
Lors de sa carrière en politique, Ibrahima gravit les échelons du parti Union pour la République, le parti au pouvoir au Togo, et en devient la vice-présidente[1]. Elle occupe plusieurs fois des postes de ministre au sein du gouvernement togolais, à la fois sous Gnassingbé Eyadéma et Faure Gnassingbé, son fils et successeur[2]. La femme politique est décrite comme étant un « lieutenant » de cette dynastie[2]. Elle occupe ainsi le poste de ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale dans le deuxième gouvernement de Gilbert Fossoun Houngbo[3].
Elle est ensuite nommée vice-présidente de l'Assemblée nationale togolaise[4]. En 2015, elle est élue pour représenter l'Assemblée nationale togolaise auprès du Conseil supérieur de la magistrature[5],[6]. En 2022, elle dirige une délégation de l'Assemblée nationale auprès de l'Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) à Strasbourg, en France[7],[8].
Ibrahima est ensuite élue à la tête du Parlement de la CEDEAO[9],[10] peu après sa réélection à l'Assemblée nationale togolaise, le [11],[12]. Elle succède au Sierra-Léonais Sidie Mohammed Tunis, selon le principe de présidence tournante. Son élection constitue une première historique pour la représentation féminine dans l’institution sous-régionale.
Elle s’était distinguée auparavant comme troisième vice-présidente du bureau sortant. Elle s'engage notamment dans la lutte contre l'émigration des jeunes depuis les pays membres de la CEDEAO[13] mais aussi s'implique dans les efforts visant à restaurer la démocratie dans les pays de la région touchés par des coups d'état militaires[14]. Avec l'aide de l'Organisation des Nations unies (ONU), elle s'engage aussi dans des initiatives visant à renforcer la place des femmes au sein des élites dirigeantes des pays de la CEDEAO[15]. Elle alerte aussi sur le risque posé pour la région par le terrorisme et l'extrémisme[16].
Engagement international
Reconnue pour son plaidoyer en faveur d’une technologie éthique et inclusive, elle a représenté l’Afrique de l’Ouest à la 149ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire à Genève en 2024[17], où elle a appelé à “une meilleure orientation des progrès scientifiques et technologiques au service du développement durable ”[18].
Leadership et actions récentes
Depuis son investiture, elle met l’accent sur la coopération interparlementaire, la promotion de la paix et la sécurité dans l’espace CEDEAO. Sous sa présidence, le Parlement a travaillé sur des dossiers clés tels que la mobilité régionale[19], le transport aérien et l’impact du retrait de certains pays membres sur l’intégration économique[20].
Reconnaissance et influence
Son leadership est salué au niveau continental et international. Outre sa place dans le classement des 100 Africains les plus influents, elle participe activement aux initiatives pour l’égalité des genres et le développement inclusif en Afrique de l’Ouest. Sa trajectoire illustre la montée en puissance des femmes dans les instances politiques régionales et leur contribution croissante à l’intégration africaine[21].