Halid Bešlić
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 71 ans) Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) |
| Nom de naissance |
Halid Bešlić |
| Pseudonyme |
Halid |
| Nationalités | |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Label |
Jugoton, Hayat Production |
|---|---|
| Genre artistique |
Musique traditionnelle, turbo-folk |
Halid Bešlić, né le à Vrapci, un hameau près de Knežina (RS de Bosnie-Herzégovine, République fédérative socialiste de Yougoslavie) et mort le à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)[1], est un chanteur bosnien de musique populaire traditionnelle et contemporaine (« narodna muzika »). Très populaire dans l’ancienne Yougoslavie et dans l’ensemble des Balkans, il est considéré comme l’une des grandes voix de la musique populaire bosnienne contemporaine.
Vie personnelle
Halid Bešlić est né à Vrapci, près de Knežina, dans la République fédérative socialiste de Yougoslavie (RFSY). Son père Mujo travaillait dans l’exploitation forestière et sa mère Behara était femme au foyer[2].
Il commence sa carrière musicale de manière amateur au sein d’associations culturelles locales, notamment « Zijah Dizdarević »[3]. Après son service militaire dans l’Armée populaire yougoslave, il s’installe à Sarajevo, où il se produit dans des restaurants.
Ses premiers enregistrements paraissent entre 1979 et 1982, avec huit singles. Son premier album studio, Sijedi starac (Vieil homme aux cheveux blancs), sort en 1981.
Sa popularité s’affirme en 1984 avec des titres devenus des classiques, comme Neću, neću dijamante (« Je ne veux pas de diamants ») et Budi budi uvijek srećna (« Sois toujours heureuse »). Durant les années 1980, il enregistre huit albums et impose son style. Parmi ses chansons les plus connues figurent Vraćam se majci u Bosnu, Sjećam se, Hej, zoro, ne svani et Eh, kad bi ti.
Lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), Halid Bešlić donne plus de 500 concerts humanitaires à travers l’Europe. Il reverse ses cachets pour aider les victimes de la guerre, en particulier par le biais de l’association SOS Villages d’Enfants Sarajevo.
Il poursuit sa carrière après 1995 et enregistre de nombreux albums, explorant un style mélangeant musique traditionnelle bosnienne et éléments pop contemporains.
En 2003, l’album Prvi poljubac (« Premier baiser ») rencontre un grand succès. Le titre Miljacka, du nom de la rivière qui traverse Sarajevo, figure sur son album Halid 08 (2007) et devient l’une de ses chansons emblématiques. L’album Romanija sort en 2013, avec les titres Štiklom o kamen et Kad zaigra srce od meraka. En , il publie Trebević, du nom d’une montagne dominant Sarajevo.
En , Halid Bešlić épouse Sejda. Le , il est victime d’un grave accident de voiture près de Sarajevo[4]. Blessé au visage et à l’œil droit, il reste dans le coma plusieurs jours. Malgré plusieurs interventions chirurgicales en Bosnie, en Turquie et en Belgique, son œil droit ne peut être sauvé[5]. Après une longue convalescence, il reprend progressivement sa carrière et donne un grand concert à Zagreb en , suivi d’un spectacle spectaculaire à Banja Luka en décembre de la même année[6].
Mort
Halid Bešlić meurt à Sarajevo le , à 71 ans[7].
Style musical
Son style musical, souvent qualifié de turbo-folk, mêle des éléments de la musique traditionnelle des Balkans à des sonorités pop modernes.
Distinctions
Halid Bešlić a reçu de nombreux prix en Bosnie-Herzégovine et dans l’ex-Yougoslavie pour ses contributions à la musique populaire.