Hammouda Pacha Bey
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| Hammouda Pacha Bey | |
| Titre | |
|---|---|
| Bey de Tunis | |
| – 35 ans |
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| Prédécesseur | Mourad Ier |
| Successeur | Mourad II |
| Biographie | |
| Dynastie | Mouradites |
| Nom de naissance | Hammouda ben Mourad |
| Lieu de naissance | Tunisie |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Tunisie |
| Père | Mourad Bey |
| Mère | Lalla Yasmine |
| Conjoint | Aziza bent Ahmed ben Othman Dey |
| Enfants | Mourad II Sidi Mohamed el-Hafsi Bey Moulay el-Hussein Bey |
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| Beys de Tunisie | |
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Hammouda Pacha Bey, mort en [1], est le second bey de la dynastie tunisienne des Mouradites. Il règne de 1631 à sa mort[2].
Fils de Mourad Bey et de la fille de Romdhane Bey, premier bey de Tunis[3], du nom de Lalla Yasmine, il se distingue autant par sa fermeté que par sa générosité et sa sollicitude envers le peuple[2]. Durant son règne, il mène plusieurs expéditions contre certaines tribus dissidentes dans le nord-ouest et le sud de la Tunisie afin de maintenir l'ordre et la sécurité[2].
Hammouda fait élire Usta Mourad, par la milice turque de Tunis, comme dey en 1637. Celui-ci, ami de son père, est un ancien corsaire dont les sources européennes évaluent les prises à près de 900 navires et plus de 20 000 prisonniers qu'il fait vendre sur le marché aux esclaves de Tunis.
Il obtient du dey de Tunis, Ahmed Khodja Dey, le droit de mettre sur pied un corps de spahis de près de 600 cavaliers ottomans pour sa propre protection ; le commandement en est assuré par l'agha des spahis. De plus, c'est sous son beylicat que l'île de Djerba, qui dépendait du pacha de Tripoli, est définitivement annexée à la régence de Tunis, même si ce sont plutôt les efforts diplomatiques de Youssef Dey qui l'ont permis.
En 1647, au comble de sa puissance, il nomme tous les fonctionnaires et parvient à mettre au pas la milice des janissaires. En 1659, le sultan ottoman le nomme pacha de Tunis. Mais les activités de piraterie gênent les puissances européennes ; la France envoie donc une importante escadre faire une démonstration de force. Hammouda, voulant éviter un conflit, accepte un traité le . Il y est spécifié que la Tunisie reconnaît la prééminence du consul français sur les autres consuls étrangers et lui accorde le droit de commercer où bon lui semble dans toute la Tunisie.
Réalisations
Souverain bâtisseur, il fait notamment édifier plusieurs souks dans la médina de Tunis ainsi que plusieurs palais dont le Dar Hammouda Pacha et l'ancêtre de l'actuel Dar El Bey. En 1655, il fait construire par des architectes ottomans la mosquée Hammouda-Pacha de style turc et dotée d'un élégant minaret octogonal, au pied duquel il édifie le mausolée de sa famille[4].
Parmi ses autres réalisations figurent l'édification d'un bimaristan (hôpital) dans la médina de Tunis et la reconstruction, accompagnée d'embellissements, du mausolée de Sidi Sahab à Kairouan[4]. Il achète en 1643, au diwan de la milice turque de Tunis, l'ancien palais de plaisance des souverains hafsides, le palais du Bardo[5].
Composé initialement de trois pavillons qu'il fait restaurer, il l'agrandit par l'ajout de vergers, d'un hammam, d'un café, de souks et d'un foundouk pour les visiteurs. C'est son fils Mourad II Bey qui en fait une résidence princière quasi permanente.
