Il est né en 1973 à Aden[1].
Il étudie à l’université de Dammaj auprès du Shaykh Muqbil Ibn Hadi puis poursuit sa scolarité auprès du Shaykh Rabi’ Al Madkhali[2].
Il est depuis 2017, le vice-président du Conseil de transition du Sud. Il est également le chef de la Ceinture de sécurité[3]. Selon Franck Mermier, directeur de recherche au CNRS : « C’est un dirigeant madkhaliste, hostile à l’islam politique, dans la droite ligne de la position émiratie. Sa milice contrôle Aden d’une main de fer »[3].
En 2022, Hani Ben Brik a été suspendu de ses fonctions au sein du Conseil de transition du Sud (STS) par les Émirats arabes unis, qui soutenaient auparavant ses activités militaires et politiques à Aden. Cette suspension a été motivée officiellement par des scandales financiers et des allégations d’implication dans l’assassinat de plusieurs prédicateurs dans la ville entre 2015 et 2018. Ses fonds ont été gelés et il s’est vu interdire l’accès au territoire émirati[2].
Après l'offensive du sud du Yémen de 2025-2026, la dissolution du Conseil de transition du Sud — qui a perdu l'ensemble des territoires qu'il contrôlait — est annoncée par le secrétaire général Abdel Rahman al-Soubeïhi depuis l'Arabie saoudite. Cette annonce est rejetée par Hani ben Brik depuis Dubaï, qui affirme que l'annonce a été faite sous la contrainte. En parallèle, le ministre yéménite de la Défense, Mohsen al-Daeri, qui a accompagné la délégation séparatiste pour des pourparlers à Riyad, a été limogé par la présidence yéménite, et détenu au ministère saoudien de la Défense[4].