Hanna Podymachina

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Décès
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BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hanna BernsteinVoir et modifier les données sur Wikidata
Hanna Podymachina
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Biographie
Naissance
Décès
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BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Hanna BernsteinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Berlin (jusqu'en ), Moscou (jusqu'en ), Berlin-Est (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Militaire, résistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Rudolf Bernstein (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Arme
Armée rouge (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire
Vue de la sépulture.

Hanna Podymachina, née le à Berlin et morte le , est une militante antifasciste allemande et membre d'un service de propagande de l'Armée rouge.

Hanna Bernstein est née le à Berlin, dans une famille juive et communiste. Elle a un frère plus âgé de deux ans. Son père, Rudolf Bernstein (de), est député du Parti communiste d'Allemagne (KPD) à l'assemblée du district de Berlin-Mitte. il est arrêté après l'incendie du Reichstag en et appelé à témoigner dans le procès de Georgi Dimitrov. Il est emprisonné dans le camp de concentration de Sonnenburg jusqu'en . A sa libération, il s'enfuit à Copenhague où sa femme et leurs deux enfants le rejoignent. La famille émigre ensuite en Union soviétique en [1],[2],[3],[4],[5].

À Moscou, Hanna Bernstein fréquente l'école bilingue Karl-Liebknecht et passe son Abitur[4],[6].

Elle rejoint une unité de propagande de l'Armée rouge en 1942. Elle est une des rares femmes allemandes dans l'armée soviétique. Grâce à sa connaissance de la langue allemande, elle est interprète lors des interrogatoires de prisonniers de guerre et déserteurs allemands, analyse les lettres de soldats allemands et rédige les tracts destinés aux soldats de la Wehrmacht[1]. Elle s'adresse à eux par haut parleur dans un véhicule placé près de la ligne de front ou depuis un avion qui survole les positions allemandes, pour les encourager à déserter. Avec le grade de lieutenant, puis Oberleutnant, elle accompagne ainsi le 3e front ukrainien d'Ukraine à la République moldave, la Roumanie, la Bulgarie jusqu'à Vienne où elle se arrive le . Elle rapporte avoir appris la victoire dans un hôpital de la ville où elle est soignée pour une malaria sévère. Elle est transférée quelques mois plus tard à l'administration militaire soviétique à Berlin[1],[2],[3],[7].

En 1946, elle épouse le capitaine soviétique Semion Podymachina, avec qui elle retourne à Moscou en 1949[2].

De 1953 à 1960, Hanna Podymachina est interprète en chef à l'ambassade de la République démocratique allemande à Moscou. En , elle s'installe à Berlin-Est avec sa famille[2]. Elle y travaille encore comme interprète jusqu'à sa retraite et s'engage dans l'Association des persécutés du régime nazi (VVNBdA) ainsi que dans l'Association des Allemands de la Résistance (Verband Deutscher in der Résistance), dans les forces armées de la coalition antihitlérienne (Streitkräften der Antihitlerkoalition) et le Mouvement Allemagne libre (de)[3]. Longtemps, elle témoigne de l'histoire des résistants allemands, dans les écoles notamment[8].

Hanna Podymachina meurt le à Berlin[4]. Elle est inhumée dans la tombe de ses parents au Cimetière central de Berlin-Friedrichsfelde.

Distinctions

Liens externes

Références

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