Hanny Christen
ethnologue suissesse
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Hanny Christen, née le à Liestal et morte le à Bâle, est une ethnomusicologue et folkloriste suisse.
Sa collection de plus de 11 000 mélodies populaires de toute la Suisse est redécouverte en 1992 et publiée en 2002.
Biographie
Origines et famille
Johanna Christen, dite Hanny, nait le 3 août 1899 à Liestal, dans le canton de Bâle-Campagne, en Suisse, dans une fratrie de quatre enfants, dont une sœur jumelle[1]. Elle grandit à Bâle[2], dans le quartier de Gellert (de)[3].
Son père, Oscar Christen, mort en 1927[3], est patron d'une cimenterie[1] ; sa mère, morte en 1911[3], est née Sophie Spinnler[1]. Son grand-père paternel, Jakob Christen (de), conseiller d'État du canton de Bâle-Campagne, lui transmet son amour des vieilles chansons bâloises[1].
Elle reste célibataire toute sa vie[1].
Formation
Après l'école supérieure de jeune filles de Bâle, où elle apprend à jouer notamment du violoncelle et du piano, Hanny Christen passe une année en Suisse romande puis suit une formation d'institutrice[3].
Son statut social lui interdisant d'exercer son métier, elle reçoit à partir de 1918 une rente annuelle de son père, puis de son frère à partir de 1927[3].
Activités
Hanny Christen est responsable des personnes défilant en costume traditionnel lors de l'exposition suisse du travail des femmes (SAFFA) en 1928[1].
Entre 1938 et 1965, elle voyage à travers la Suisse pour en collecter les danses et musiques populaires. Elle collectionne ainsi 11 874 mélodies populaires issues de toutes les régions du pays[4]. À partir de 1956[5] ou 1958[3], elle enregistre ses informateurs sur un magnétophone[1].
Elle collabore avec la radio de Berne de 1949 à 1960[6].
Atteinte dans sa santé, elle cesse ses activités à partir de 1963[7].
Mort et sépulture
Hanny Christen meurt dans l'anonymat le 29 juin 1976, à Bâle, à l'âge de 76 ans, des suites d'une maladie pulmonaire après quelques jours d'hospitalisation[2],[7].
Elle est enterrée dans la tombe familiale du cimetière de Wolfgottesacker (de)[8].
Distinctions
- 1951 : prix bernois de la radio au côté d'Eugen Huber[9]
Fonds
Dans les années soixante, Hanny Christen fait don à l'Université de Bâle de ses collections. Celles-ci sont redécouvertes en 1992 par le compositeur Fabian Müller (de)[1]. Celui-ci fait publier l'ensemble du fond en dix tomes aux éditions Mülirad-Verlag en 2002. En 2022, ce projet éditorial gagne un prix spécial du Prix suisse de musique[10].
Entre 2004 et 2006, Memoriav restaure et catalogue 50 bandes issues de ses enregistrements déposés à la Phonothèque nationale suisse à Lugano[11],[12].
En 2022, sa vie et son œuvre font l'objet d'une exposition au Musée de Bâle-Campagne (de)[13].
Publications
- (gsw) Hanny Christen et Charles Lochbrunner (partitions), Die schönste Volkstänz ussim Baselbiet : Für alli Baselbieter und Trachtelüt, wo no Freud hei am ächte, bodeständige Volksguet, Bâle, Verein zur Hebung der Volksgesundheit, , 28 p.
- (gsw) Hanny Christen, Mys Baselbiet. E Heimetbiechli, Bâle, Gaiser & Haldimann, , 147 p.
Bibliographie
: document utilisé pour rédiger l'article
- (gsw) [vidéo][Production de télévision] « Porträt Hanny Christen - Dänkt ächt eine an mi? », , 53 min, Schweizer Radio und Fernsehen (consulté le )
- (de) Fritz Krey et al., Hanny Christen (1899-1976). Ein Leben für die Volksmusik., Bâle et Francfort, Librum Publishers & Editors LLC, , 208 p. (ISBN 978-3-906897-69-1)
(de) Dominik Wunderlin, « Hanny Christen - eine Baselbieter Pionierin der Volksmusikforschung mit vielen Ecken und Kanten », Baselbieter Heimblätter, vol. 87, , p. 58 à 76 (lire en ligne)