«Haro» Rösing est le fils de l'officier de marine Bernhard Rosing(en) et de son épouse Elfriede Wünsche. Ses trois frères Friedrich Wilhelm, Kurt-Wolf et Bernhard meurent durant la Seconde Guerre mondiale. Sa sœur Elfriede est pendant ce temps professeur à Pékin.
Il commence sa carrière en . Après sa formation à l'Académie navale de Mürwik, il intègre le SMS Nymphe et le SMS Königsberg. En 1930 et 1931, il est l'un des rares marins allemands à collaborer avec des navires étrangers car l'Allemagne n'a pas le droit de posséder des sous-marins.
En juillet 1942, il est responsable de tous les sous-marins allemands opérant à partir de la France; il est alors basé au centre de communication des sous-marins (FdU) installé au château de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d'Anjou, à côté d'Angers. À Pignerolle il reçoit la visite de sous-mariniers italiens venant de la Betasom de Bordeaux et participe à des réunions avec l'amiral Karl Dönitz. Dans son autobiographie, Herbert A. Werner(en), commandant alors l'U-953 accuse Rösing d'avoir émis, en , l'ordre aux commandants de U-Boot d'éperonner volontairement les navires de la flotte d'un débarquement allié, après épuisement des torpilles, dans une attaque suicide[2].
À l'automne 1944, il se rend en Norvège. À la suite de la capitulation de l'Allemagne, il reste prisonnier des Alliés durant une année.
Après sa libération, il collabore avec les Américains pour reconstituer la Bundesmarine, la marine de guerre ouest-allemande. En , il participe à l'organisme qui sera le nouveau ministère allemand de la Défense pendant quatre ans avant de retourner dans la marine militaire et devenir flottillenadmiral. Il participe simplement à l'enseignement jusqu'à sa retraite militaire en 1965. Il reçoit pour sa carrière la Croix de commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne.
Durant sa retraite, il s'occupe des yacht-clubs de Hambourg et de l'île d'Elbe. Il traduit aussi des ouvrages sur la marine en anglais, français et italien.
↑Herbert A. Werner, Dix huit secondes pour survivre. Le commandant de l'un des derniers "loups" raconte la guerre des "U-Boot"., Robert Laffont, , p.390