Hans Richter (artiste)

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Naissance
Décès
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MinusioVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Johannes Siegfried RichterVoir et modifier les données sur Wikidata
Hans Richter
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Nom de naissance
Johannes Siegfried RichterVoir et modifier les données sur Wikidata
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Johannes Siegfried Richter dit Hans Richter, né le à Berlin en Allemagne et mort le à Minusio dans le district de Locarno en Suisse[1], est un peintre, sculpteur et cinéaste[2] allemand, naturalisé américain en 1971[1].

Hans Richter fait ses études à l'Académie des beaux-arts de Berlin en 1908, puis à l'Académie de Weimar en 1909.

Ses premiers contacts avec l'expressionnisme ont lieu grâce au groupe le Cavalier bleu en 1912 puis grâce au magazine Der Sturm. Lors de sa première exposition à Munich, en 1916, il se joint au groupe dada de Zurich. Artiste engagé, proche de la République des Conseils de Bavière, puis du mouvement communiste, Richter commence au début des années 1920 à peindre, sur rouleau, des rythmes abstraits qui s'animent (Preludium, 1919, Fugue 20, 1920). Grâce à ses recherches, il réalise un film dadaïste Rythme 21, suivi de plusieurs autres films.

Il se rend aux États-Unis en 1941 où il se consacre à l'enseignement et au cinéma. Son film Rêves à vendre (Dreams That Money Can Buy), réalisé de 1944 à 1947 (avec Max Ernst, Fernand Léger, Man Ray, Marcel Duchamp, Alexander Calder) est l'un des classiques du cinéma surréaliste. Les éléments autobiographiques, l'exil en URSS, en Suisse, puis aux États-Unis et la rupture avec le communisme, y jouent un rôle important[3].

Puis Richter tourne 8 × 8 en 1956-1957, film collage construit sur des poèmes dadaïstes des années 1916-1917. Continuant son œuvre picturale, il compose des toiles lyriques, très colorées. Il évolue ensuite vers une abstraction plus géométrique, dominée par un graphisme dépouillé, mais rythmé (Piccolo Castello, 1961). En 1963, il tourne également un court métrage (From the Circus to the Moon) sur Alexander Calder. Précurseur dès 1917 de la tendance lyrique de l'abstraction, il est l'une des figures les plus importantes du cinéma d'avant-garde.

En 1973, le documentaire télévisuel (28 min) Give chance a chance[4],[5] lui donne une dernière occasion de se confier.

Œuvres peintes

Filmographie

Publications

Notes et références

Annexes

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