Hans Zehrer

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Hans Zehrer
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Conflits

Hans Zehrer (né le à Berlin où il est mort le ) est un journaliste allemand.

Époque weimaroise (1917-1933)

En 1917 il s'engage comme volontaire pour prendre part à la guerre. Après la fin de la Première Guerre mondiale il reste militaire et participe au putsch de von Kapp. Pour des raisons économiques, il interrompt ses études à l'université de Berlin mais toute sa vie il restera membre de l'association étudiante Corps Silingia (de).

D' à il fut rédacteur du Vossischen Zeitung dont il refusa en 1931 le poste de rédacteur en chef. Au lieu de cela depuis , il avait pris en charge la rédaction du mensuel clandestin Die Tat, édité par Eugen Diederichs. Sous sa direction, les tirages connurent une croissance fantastique passant de 1 000 exemplaires à plus de 30 000, ce qui représentait à l'époque un chiffre considérable car on était loin de manquer de journaux politiques de droite. Avec Ernst Wilhelm Eschmann, Giselher Wirsing et Ferdinand Friedrich Zimmermann, il forma ce que l'on a appelé le Tatkreis qui dans la dernière phase de la république de Weimar eut une influence importante sur l'opinion publique. Au sein du Tatkreis, Zehrer atteint bientôt une position dominante qui le fit surnommer avec perfidie « le Duce du Tatkreis » par le journal de gauche Die Weltbühne. Bien que Zehrer rejetât le national-socialisme il soutenait néanmoins le parti dans les urnes comme le rapporta son épouse plus tard. Il espérait ainsi accélérer l'érosion de la république de Weimar et jeter à bas le système[1].

Tout d'abord prêt à aider le mouvement national-socialiste à la construction d'un nouvel État et donc à tolérer Adolf Hitler au poste de Chancelier et à le contrôler par l'armée, il tenta les 12 et de provoquer une scission du NSDAP[2]. Pour empêcher l'accession au pouvoir du NSDAP, Zehrer travailla à la formation d'un front commun dirigé par Kurt von Schleicher réunissant l'aile gauche du parti national-socialiste (autour de Gregor Strasser), les syndicats et les sociaux-démocrates. Mais l'entreprise échoua. Au début de , Zehrer rendit public dans Die Tat, les liens secrets entre Hitler et von Papen qu'un de ses collaborateurs, Helmut Elbrechter, avait découverts. Le et se rapproche de Schleicher pour empêcher qu'il ne perdît le pouvoir par un coup d'État de la Reichswehr. « Le parlement doit être supprimé et avec lui les partis »[3].

Époque national-socialiste (1933-1945)

Quelques semaines après l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler, au début de l'année 1933, Zehrer fut contraint d'abandonner l'édition de Die Tat dont la direction fut confiée à Giselher Wirsing. Le Tagliche Rundschau fut ensuite provisoirement interdit par la Gestapo avant de l'être définitivement au mois de juillet. Zehrer se retira quelque temps à Blankenese près de Hambourg. À partir de 1934, il vécut quelque temps à Sylt, où il rencontra le jeune Axel Springer. En tant qu'ancien protégé de Sckleicher, et en raison de son mariage avec Margot Sussmann-Mosse[4] d'origine juive, Zehrer subit de facto une interdiction de travailler même si celle-ci ne fut jamais explicitement prononcée. Après les pogroms de novembre 1938, Zehrer envoya sa femme se réfugier en Grande-Bretagne. Il retourne ensuite à Berlin et prend la direction de la filiale des éditions Gerard Stalling de Oldenburg. Dès cette époque, Zehrer avait eu le pressentiment de la Seconde Guerre mondiale. Il écrit à sa femme le de cette année-là : « c'est le commencement de la fin et elle sera amère. Je suis convaincu qu'à l'automne prochain nous aurons la catastrophe derrière nous mais ce sera bien une catastrophe ». Un an plus tard, en , il se sépare de sa femme en raison de la longue séparation et de la différence raciale.

À partir de 1942, après la mort de son fondateur, il devient président-directeur général de l'entreprise Stalling-AG. Il occupera cette position officielle jusqu'à la fin de la guerre. Il réussit durant ces années à s'octroyer les services de plusieurs écrivains de renom Helmut Rößler, Franz Schnabel, Michael Freund, Edwin Redslob, Ernst Wagemann et Ferdinand Friedensburg. En 1943 il est incorporé dans la Luftwaffe et il servira dans un état-major à Carlsbad. En 1945 il est muté à Berlin et peu après la fin de la guerre fuit à Hambourg puis à Sylt.

De janvier à , il est réacteur en chef du quotidien Die Welt, créé dans la zone d'occupation anglaise, mais il doit se retirer de ce poste après les protestations les sociaux-démocrates. De à , il dirige la rédaction du Sonntazgblatt de Hambourg, avant d'être recruté par Axel Springer comme rédacteur en chef du quotidien Die Welt. Il occupera cette position jusqu'en . Parallèlement il tient une rubrique dans le Bild Zeitung. Zehrer appartient au cercle des plus fidèles collaborateurs des éditions Springer. Son voyage à Moscou avec Axel Springer, en 1958, conduisirent Die Welt et son directeur à renoncer définitivement à l'idée d'une neutralité des deux Allemagnes.

Conceptions

Bibliographie

Notes et références

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