Harnoncourt
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Géographie
Démographie

- Source: DGS, recensements population
Histoire
Origines
Documenté dès 1270 sous le nom de Hénacourt le village semble remonter à la période romaine : des vestiges d’une ancienne villa y furent retrouvés. Dépendant du comté de Chiny puis du comté de Luxembourg le village passe entre les mains d’importantes familles d’Ethe avant d’être érigé en ‘vicomté’ en 1678, pour la famille de la Fontaine d’Harnoncourt.
Au XVIIe siècle la famille nobiliaire de la Fontaynne, originaire de Marville en Lorraine française, s'installe à Harnoncourt, devenu vicomté, et en prend le nom. Alliée des ducs de Lorraine elle se trouve du côté des Habsbourg d'Autriche à la Révolution française et lors des conflits du XIXe siècle, la famille de la Fontaine d'Harnoncourt fait aujourd'hui partie de l'aristocratie autrichienne. Le musicien Nikolaus Harnoncourt en fait partie.
Époque moderne
En 1963, une usine de papier s'installe dans la commune : la Cellulose des Ardennes. Elle est reprise en 1994 par le groupe italien Burgo et emploie environ 700 personnes en 2024 sous le nom de Burgo Ardennes[1]. Il s'agit de l'un des cinq sites Seveso de la province de Luxembourg, l'usine étant classé « seuil haut »[2].
En 1977, à l'occasion de la fusion des communes de Belgique, Harnoncourt fusionne avec Dampicourt, Lamorteau et Torgny pour former la nouvelle commune de Rouvroy.
Politique
Liste des bourgmestres de 1906 à 1977
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et sites
- L'église Saint-Martin d'Harnoncourt se trouve en fait dans le hameau voisin de Rouvroy, qui donna son nom à la nouvelle commune (1977) comme étant la localité la plus centrale de la nouvelle entité.
- La pierre tombale et monument en marbre noir et albâtre de Joseph Louis Mathieu de la Fontaynne, comte d'Harnoncourt se trouve dans l'église. Ce général, commandant un régiment de cavalerie autrichien, mourut à Harnoncourt le , à l’âge de 80 ans.
- La croix du parjure (ou croix du souvenir) est un grand crucifix en fer forgé avec la figure du Christ peinte en blanc. Elle se trouve rue de France, sur la route allant de Harnoncourt à Montquintin. D’après l’histoire locale un certain Noel, du village d’Harnoucourt, enrôlé dans les armées napoléoniennes jura qu’il élèverait un calvaire à Lompré s’il revenait sain et sauf de la campagne de Russie. À son retour il négligea son vœu solennel. Après sa mort son fantôme revint importuner ses héritiers qui, pour avoir la paix, érigèrent le crucifix de Lompré.