En 2006, il est candidat au Sénat pour succéder au chef de la majorité républicaine Bill Frist. Il remporte la primaire démocrate avec près de 80% des voix[3]. Dans un État conservateur, Ford met en avant sa foi et ses votes en faveur du deuxième amendement. La bonne campagne de Ford lui permet d'être au coude-à-coude dans les sondages avec le républicain Bob Corker. La campagne devient particulièrement négative. Les républicains font diffuser une publicité dans laquelle apparaît une femme blonde qui dit avoir rencontré Ford à la soirée Playboy du Superbowl et lui lance «Harold, appelle-moi»; cette publicité est critiquée pour jouer sur les préjugés racistes[4],[5],[6]. À la fin de la campagne les sondages donnent une légère avance à Corker, qui est élu avec trois points d'avance sur Ford[7].
Après sa défaite, il prend la tête du Democratic Leadership Council(en)[2]. Il déménage ensuite à New York et devient vice-président de Merrill Lynch[8]. Il commente fréquemment l'actualité politique à la télévision (NBC[8], MSNBC[9],etc.). En 2010, il envisage de se présenter aux élections sénatoriales dans l'État de New York face à Kirsten Gillibrand, nommée pour succéder à Hillary Clinton. Il entame un tour de l'État mais, sous pression des dirigeants démocrates, il renonce à se présenter, estimant qu'une difficile primaire pourrait fragiliser le candidat démocrate lors de l'élection générale[8].
En 2011, il rejoint Morgan Stanley en tant que directeur général[9].