Harriet Monroe
poète et éditrice américaine
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Harriet Monroe, née le à Chicago dans l'Illinois et morte le à Arequipa au Pérou, est une américaine directrice de publication, éditrice, poète, critique littéraire, chroniqueuse et animatrice de la vie littéraire américaine. Après avoir été publiée par différents journaux tels que le Chicago Tribune, The Atlantic Harriet Monroe accède à la notoriété lorsqu'elle est chargée d'écrire une ode, la Columbian Ode, pour l'ouverture de l'Exposition universelle de 1893 qui s'est tenue à Chicago.
| Naissance |
Chicago, Illinois |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) Arequipa |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | anglais américain |
|---|---|
| Genres |
Harriet Monroe fonde et dirige en 1912, la revue Poetry, consacrée à la poésie et considérée comme la plus importante aux États-Unis et plus largement dans le monde anglophone quant à la promotion et la diffusion de la poésie moderne aux États-Unis. Poetry, a notamment contribué à la reconnaissance de l'œuvre poétique d'auteurs tels que Carl Sandburg, Ezra Pound, D.H. Lawrence, T.S. Eliot, Rabidranath Tagore, Amy Lowell ou Robert Frost.
Biographie
Jeunesse et formation
Harriet Hattie Monroe est la seconde fille des quatre enfants du juriste Henry Stanton Monroe et de Martha Mitchell épouse Monroe. Ses deux parents, d'ascendance écossaise, ont quitté New York pour s'installer à Chicago dans le début des années 1850[1],[2].
La jeunesse de Harriet Monroe est marquée par les conflits incessants entre ses parents et l'autoritarisme de ses sœurs aînées Dora et Louise Monroe. Elle s'échappe de sa solitude en lisant les livres de la bibliothèque de son père particulièrement bien fournie[2],[3].
Carrière
Premières activités littéraires
Harriet Monroe se passionne dès son enfance pour la poésie et la littérature avec la lecture des livres de la riche bibliothèque de son père. Elle fait ses études au Dearborn Seminary (en) de Chicago puis à la Georgetown Visitation Preparatory School (en) de Georgetown à Washington (district de Columbia)[4] où elle finit ses études secondaires en 1879.
De 1880 à 1890, elle entretient une correspondance notamment avec Robert Louis Stevenson, qui l'encourage dans son projet de devenir dramaturge et poète. En 1888, Harriet Monroe publie un sonnet « With Shelley's Poems » dans le The Century Magazine. En 1889, sa cantate est sélectionnée par les autorités municipales de Chicago pour l'inauguration de l'auditorium de Chicago. En 1893, la Columbian Ode est déclamée lors de l'inauguration de l'exposition universelle de Chicago, marquant le début de sa reconnaissance et lui ouvrant les portes des magazines littéraires nationaux pour la publication de ses poèmes (dont The Passing Show : Five Modern Plays in Verse, 1903 ; The Dance of the Seasons, 1911). Parallèlement, elle travaille comme critique d'art et de théâtre pour des journaux de Chicago.
Poetry, une revue au cœur de la vie littéraire américaine
Harriet Monroe, en plus de son activité littéraire, a le projet de créer une revue de poésie destinée aux jeunes auteurs et à l'actualité poétique. Grâce à sa notoriété elle trouve l'aide de mécènes de Chicago. Son projet aboutit en , avec la publication du premier numéro de Poetry : A Magazine of Verse.
Poetry devient au fil des ans l'une des principales revues américaines dédiée à la poésie du monde anglophone, où sont publiés notamment : Carl Sandburg, Edgar Lee Masters, Vachel Lindsay, Sherwood Anderson, T. S. Eliot, Wallace Stevens, Marianne Moore, D. H. Lawrence et William Carlos Williams. La revue ouvre également ses colonnes à divers courants : imagisme, impressionnisme et vers libre.
En 1931, elle encourage le jeune Louis Zukofsky dans ses recherches théoriques qui le mènent à dépasser l'imagisme. Elle lui confie la rédaction d'un numéro de Poetry, qui sort en et s'intitule « Numéro Objectiviste », marquant la naissance du mouvement du même nom.
La fin
Harriet Monroe dirige Poetry jusqu'à son décès consécutif à une hémorragie cérébrale (rupture d'anévrisme) lors d'une excursion en altitude au Machu Picchu au Pérou en 1936.
Après ses funérailles, sa dépouille a été incinérée.
Vie personnelle
Harriet Monroe est la belle-sœur de l'architecte John Wellborn Root, dont elle a écrit la biographie.
Œuvres
Essais
- Poets & Their Art, New York, The Macmillan Company (réimpr. 1932, 2021) (1re éd. 1926), 328 p. (lire en ligne)
Recueils de poèmes
Autobiographie
- A Poet's Life : Seventy Years in a Changing World, New York, The Macmillan Company (réimpr. 2011) (1re éd. 1938), 546 p. (lire en ligne)
Anthologies
- Harriet Monroe (dir.) et Alice Corbin Henderson (dir.), The New Poetry : An Anthology, New York, Macmillan Company (réimpr. 1932, 1939, 2010, 2015) (1re éd. 1918), 456 p. (OCLC 623005747, lire en ligne),
Articles
- « The Yosemite Waters », The North American Review,, vol. 187, no 627, , p. 274-276 (3 pages) (lire en ligne),
- « The Motive of the Magazine », Poetry, vol. 1, no 1, , p. 26-28 (3 pages) (lire en ligne),
- « As It Was », Poetry, vol. 1, no 1, , p. 19-22 (4 pages) (lire en ligne)
- « Moody's Poems », Poetry, vol. 1, no 2, , p. 54-57 (4 pages) (lire en ligne),
- « The Servian Epic », Poetry, vol. 1, no 6, , p. 195-198 (4 pages) (lire en ligne),
- « The New Beauty », Poetry, vol. 2, no 1, , p. 22-25 (4 pages) (lire en ligne),
- « In Danger », Poetry, vol. 2, no 2, , p. 68-70 (3 pages) (lire en ligne),
- « Tradition », Poetry, vol. 2, no 2, , p. 67-68 (2 pages) (lire en ligne),
- « Incarnations », Poetry, vol. 2, no 3, , p. 101-104 (4 pages) (lire en ligne),
- « Poetry a Zest for Life », Poetry, vol. 2, no 4, , p. 140-142 (3 pages) (lire en ligne),
- « The New Laureate », Poetry, vol. 2, no 6, , p. 213-215 (3 pages) (lire en ligne),
- « Our Modern Epic », Poetry, vol. 3, no 1, , p. 23-26 (4 pages) (lire en ligne),
- « Rhythms of English Verse: I », Poetry, vol. 3, no 2, , p. 61-68 (8 pages) (lire en ligne),
- « Rhythms of English Verse, II », Poetry, vol. 3, no 3, , p. 100-111 (12 pages) (lire en ligne),
- « Sobriety and Earnestness », Poetry, vol. 3, no 4, , p. 141-144 (4 pages) (lire en ligne),
- « Poetry's Banquet », Poetry, vol. 4, no 1, , p. 25-29 (5 pages) (lire en ligne),
Archives
Après sa mort, ses manuscrits sont déposés à la Bibliothèque de l'Université de Chicago[5].