Harriet Taylor Mill

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Décès
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AvignonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Harriet HardyVoir et modifier les données sur Wikidata
Harriet Taylor Mill
National Portrait Gallery.
Biographie
Naissance
Décès
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AvignonVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Harriet HardyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Arthur Hardy (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Vue de la sépulture.
Harriet Taylor.

Harriet Taylor Mill, née Hardy ( - ), est une philosophe et féministe anglaise. Elle épouse en secondes noces John Stuart Mill, sur les travaux duquel elle eut une importante influence.

Enfance

Harriet Hardy naît le à Walworth dans le sud de Londres. Elle est la quatrième enfant d'Harriet Hurst et de Thomas Hardy, un maïeuticien. Son père est issu d'une famille de la gentry du Yorkshire où il avait des terres dont il hérita en 1836. Harriet avait une sœur et cinq frères. Elle se brouilla avec tous, hormis son plus jeune frère. Harriet Hardy fut éduquée à la maison[1].

Premier mariage

Le , à dix-huit ans, Harriet Hardy épouse John Taylor (1796–1849), de onze ans son aîné. Il est partenaire dans une entreprise pharmaceutique. Ensemble, ils ont trois enfants : Herbert en 1827, Algernon en 1830 et Helen en 1831. Même si la tradition veut qu'elle n'ait épousé John Taylor que pour échapper à sa famille et surtout à son père tyrannique, il est clair qu'une sorte d'affection liait les époux qui restèrent toute leur vie en bons termes et qui entretinrent une relation épistolaire constante, même après leur séparation[1].

John et Harriet Taylor sont unitariens et par ce biais se rapprochent très vite des radicaux britanniques (l'aile gauche du Parti libéral). Un de leurs proches, le pasteur William Johnson Fox, rédacteur en chef du Monthly Repository (en), un journal engagé et féministe, amène John Stuart Mill à un des dîners de la famille Taylor. Les enfants l'adorent et lui se prend d'adoration pour la maîtresse de maison. Une amitié fondée sur des vues communes concernant la société, l'éducation, la politique et surtout les droits des femmes naît immédiatement[2]. La passion vient juste après. Les amants se voient presque quotidiennement, le mari fermant les yeux sur leur conduite[3].

Mais la tolérance de John Taylor atteint ses limites en 1833 et Harriet Taylor déménage pour Walton-on-Thames avec sa fille Helen Taylor. Son mari reste au domicile conjugal sur Regent Street, avec Herbert et Algernon, et John Stuart Mill chez ses parents. De santé fragile, Harriet Taylor reçoit peu et commence à voyager, surtout en Europe du Sud car elle souffre de diverses affections pulmonaires. Durant ces années, Harriet Taylor et John échangent des lettres et des essais sur de nombreux sujets[3]. Les textes qui sont parvenus jusqu'à nous montrent qu'Harriet Taylor a des idées plus radicales que John Stuart. Elle est attirée par le socialisme et critique les effets dégradants de la dépendance des femmes aux hommes.

En 1849, elle retourne au domicile conjugal pour accompagner son mari atteint d'un cancer du rectum dans les derniers mois de sa vie.

Second mariage

John Stuart Mill et sa belle-fille Helen Taylor.

Harriet Taylor épouse John en 1851. Ils vivent, avec Helen Taylor qui s'occupe de sa mère, dans le sud-est de Londres, mais très vite, ils s'installent dans le sud de la France en raison de la santé précaire d'Harriet Taylor Mill.

Elle meurt à l'Hôtel d'Europe d'Avignon le , d'une hémorragie pulmonaire, peut-être due à la syphilis[4].

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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