Harry Braverman
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Harry Frankel |
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Harry Braverman, né le à New York et mort le en Pennsylvanie, est un éditeur et sociologue marxiste américain.
Braverman est né en 1920 à Brooklyn. Il est le fils de Morris Braverman, cordonnier, et de Sarah Wolf Braverman, immigrés juifs polonais. Braverman fait partie d'une génération de travailleurs, souvent d'origine immigrée, qui s'est politisée pendant les années postérieures à la Grande dépression. Très jeune il s'est rapproché de la Young People's Socialist League[1], une formation politique indépendante du Parti socialiste. La Young People's Socialist League était influencée par le trotskisme américain[2].
En 1937, alors qu'il n'a que 16 ans, il commence à travailler en tant qu'apprenti chaudronnier dans les chantiers navals du New York Navy Yard. Il travaillera 7 ans en tant que chaudronnier et supervisera une équipe d'une vingtaine d'ouvriers ayant pour tâche les recouvrements d'amiante (ce qui aura des conséquences sur sa santé). Pendant 7 autres années, il sera employé dans le travail du cuivre, dans la tuyauterie, le laminage, la tôlerie[3].
Il prend part aux discussions politiques qui traversent les milieux socialistes, sous le nom de Harry Frankel[4]. Il participe à la création du Parti socialiste des travailleurs (Socialist Workers Party) en 1938, puis aux débats et scissions qui traversent le mouvement trotskiste dans les années 1930-1940.
Après la guerre, on suit sa trace à Younstown (Ohio), où il habite avec sa femme, Miriam Braverman, militante trotskiste elle aussi au Socialist Workers Party. À cette époque, il travaille dans une usine de la métallurgie, d'où il est licencié en raison de ses activités militantes. En 1953, il est exclu du Socialist Workers Party avec la fraction Cochran-Frankel, qui fonde ensuite le groupe l'Amercian Socialist Union avec Bert Cochran et Paul N. Siegel.
Il commence alors son parcours dans l'édition et devient éditeur de leur revue The American Socialist[5] où il signe plusieurs articles d'actualité et de théorie, dont certains annoncent Travail et capitalisme monopoliste. Après la disparition de la revue, Braverman devient en 1960 éditeur puis vice-président de Grove Press, où il joue un rôle central dans la publication de l'autobiographie de Malcolm X[6]. Cependant, il démissionne de Grove Press en 1967 car la maison d'éditions refuse de publier un livre de Bertrand Russell dénonçant les crimes de l'armée américaine au Vietnam.
Il devient dès 1967[7] directeur de la Monthly Review Press.
