Harry Bresslau
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Bergfriedhof de Heidelberg (d) |
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Ernst Bresslau (en) Hélène Schweitzer-Bresslau Hermann Bresslau (d) |
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Harry Bresslau, né le à Dannenberg, et mort le à Heidelberg en République de Bade, est un historien allemand, spécialiste de la diplomatique.
Originaire de Basse-Saxe et fils d'un banquier qui a fait faillite en , Harry Bresslau devient à 18 ans soutient de famille quand son père émigre aux États-Unis pour fuir ses créanciers[1]. Tout en suivant des études de droit puis d'histoire à Göttingen et à Berlin. Pendant ses études, il est éducateur au Auerbachsches Waisenhaus, orphelinat israélite de Berlin[1]. Ses principaux professeurs furent Johann Gustav Droysen et Leopold von Ranke dont il devient l'assistant[Selon qui ?]. En , il épouse Caroline Isay, fille d'un commerçant, originaire du sud de l'Allemagne[2].
En 1869 il passa son doctorat à Göttingen auprès de Georg Waitz l'élève de Ranke avec une thèse sur la chancellerie de l'empereur Conrad II. Immédiatement avant son doctorat d'État, il était devenu professeur de première classe (Oberlehrer) au Philanthropin de Francfort, autre organisation israélite.
Il enseigne à partir de , l'histoire et les langues au Lycée Andreas (de) à Berlin[3]. Il ne devient professeur extraordinaire à l'université de Berlin qu'en [3]. Mais s'il était national-libéral de conviction et très attaché à la nationalité allemande, il n'en restait pas moins un Juif non-baptisé et en Prusse la voie lui était barrée vers une chaire de professeur titulaire.
Quand en 1879 Heinrich von Treitschke publia ses écrits antisémites, Bresslau s'éleva contre lui publiquement et de façon catégorique, bien que son poste de professeur extraordinaire ne lui assurât aucune garantie d'existence et que son collègue dans la profession fût plus âgé et d'un rang supérieur[4]. Et pourtant Bresslau avait encore collaboré avec Treitschke au sein d'un comité électoral du parti national libéral en 1878, donc un an avant la contribution antisémite dans les Preußische Jahrbücher.
Bresslau croyait à la possibilité d'une assimilation complète des Juifs allemands par une adhésion sans retour à l'idée nationale allemande. Il était même un des exemples que Treitschke avait donnés pour justifier qu'une assimilation des Juifs était possible.
En 1890 Bresslau répondit à un appel de l'université de Strasbourg où il occupa une chaire de professeur d'histoire titulaire jusqu'en 1912. Il y exerça une activité générale d'enseignant et de chercheur et se fit connaître comme un des champions nationaux-libéraux de la Germanité (Deutschtum). Peu de temps après la fin de la Première Guerre mondiale, le , les Français l'expulsèrent de Strasbourg comme pangermaniste militant.
Quand en 1904 l’Akademisch-Historischer Verein – Association académique d'histoire – de Berlin, à laquelle Bresslau avait appartenu pendant 25 ans, se transforma en Holsatia, corporation étudiante farbentragend, et demanda à Bresslau de continuer sa collaboration, celui-ci refusa énergiquement puisque Holsatia avait décidé de ne pas admettre les étudiants juifs. La corporation de chanteurs Arion de Strasbourg, devenue après 1918 Alt-Strasbourg Freiburg et dont ses fils aussi faisaient partie, fit de lui un membre d'honneur.
Bresslau passa ses dernières années d'abord à Hambourg, puis à Heidelberg.
Vie privée
Son fils aîné est le zoologiste Ernst Bresslau (de)[1]. Sa fille Hélène Bresslau, éducatrice[5] et infirmière[6] engagée dans la diaconie dès son adolescence, épouse en d'Albert Schweitzer[7] avec lequel elle fonde le dispensaire de Lambaréné au Gabon[8]. Le benjamin, Hermann Bresslau meurt d'une crise d'appendicite, à 29 ans, en [9].