Hatef Esfahani
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ispahan, Iran safavide
| Nom de naissance | Sayyed Ahmad Esfahani |
|---|---|
| Naissance |
XVIIIe siècle Ispahan, Iran safavide |
| Décès |
1783/84 Qom, Iran zand |
| Profession |
Poète |
| Langue d’écriture | Modèle:Cslist |
|---|---|
| Mouvement | Bazgasht-e adabi |
Hatef Esfahani (persan : هاتف اصفهانی) est un poète du XVIIIe siècle, actif à Ispahan durant l’effondrement de la dynastie safavide et la période de chaos qui suivit. Il fut l’un des premiers et des principaux représentants du mouvement littéraire Bazgasht-e adabi (en), qui prônait un retour aux fondements de la poésie persane classique, en réaction au caractère jugé excessivement « artificiel » du style indien dominant en Iran et dans l’Inde persanophone[1].
Hatef naquit dans la première moitié du XVIIIe siècle à Ispahan, où il passa l’essentiel de sa vie. Sa famille avait migré depuis Ordubad sous les Safavides. Il reçut une éducation scientifique traditionnelle auprès de Naser Talib (mort en 1777) et une formation littéraire auprès de Mir Sayyed Ali Moshtaq (mort en 1757/58)[1],[2]. À Ispahan, Mir Sayyed Ali Moshtaq fonda un cercle littéraire (plus tard appelé Anjuman-i Adabī-yi Moshtāq, « société littéraire de Moshtaq ») avec d’autres érudits éminents, dont Hatef, Sabahi Bigdeli, Tabib Esfahani, Asheq Esfahani et Azar Bigdeli (en), auteur de l’anthologie biographique Atashkadeh-ye Azar (« Le temple du feu d’Azar »). Les deux grands poètes persans de Shiraz, Saadi et Hafez, servirent de modèles au groupe, qui souhaitait créer une poésie dans le style irakien[1].
Parmi ses œuvres notables figure le tarjiʿ-band, un poème en cinq strophes avec un refrain récurrent en arabe et en persan, évoquant l’unité divine[2],[3].
Outre Ispahan, Hatef résida brièvement à Kashan et passa ses dernières années à Qom, où il mourut en 1783 ou 1784. Il eut un fils, Sahab Esfahani, et une fille, Rashha, qui furent également poètes[1],[2].